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Ce qui arrive quand une backpackeuse part en campervan pour la première fois

Si comme moi, avant la pandémie, tu étais toujours en train de penser à ta prochaine destination, tu dois trouver ça encore plus difficile être confiné au même endroit. Backpacker, c’est un mode de vie : on est censé faire quoi en attendant? J’ai eu besoin de m’évader et c’est pourquoi j’ai expérimenté la vanlife.

Toujours sur la trotte depuis des années ou en train de planifier mon futur voyage, j’ai dû user de créativité pour partir en pleine pandémie. J’ai découvert RVezy, le Airbnb des campervans, qui te permet de faire la location d’une van (ou d’un VR). J’avais besoin de tester la vanlife le temps d’un week-end avant de faire le saut.

La van que j’ai choisie : La Belle Vita

Lisa Marie Gaudreault @lisgaud

Malgré mes 15 ans d’expérience en tant que conductrice, je n’avais jamais conduit de van. Honnêtement, ça me stressait un peu. L’un des critères les plus importants dans mon choix était donc la grosseur : j’en voulais une facile à conduire. Le propriétaire m’avait indiqué que la van était un véritable charme à conduire.

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Je dois t’avouer que la première journée j’avais la jambe qui shakait. Je me suis même fait klaxonner par un conducteur enragé qui m’a dépassé lorsque c’était hyper dangereux (je suis certaine qu’il ne venait pas de la région : les locaux de Baie-Saint-Paul sont ben trop gentils pour ça!). En plus, la région de Charlevoix, c’est des côtes à pic à tous les deux mètres! Les deux autres journées, mon chum me disait de ralentir, j’avais pogné le tour comme on dit. Finalement, ça s’est super bien passé. Voici les autres critères qui ont influencé mon choix :

  • Le cute factor (ben quoi!)
  • Transmission automatique (oups, je ne conduis pas manuel, à considérer si tu es comme moi…)

Son petit nom : La Belle Vita, une GMC Savana 2009. J’ai trippé sur la terrasse sur le toit : l’endroit parfait pour y regarder le coucher de soleil. En plus d’être jolie, elle possédait l’essentiel pour un camping de luxe (lavabo, batterie pour utiliser nos électroniques, douche extérieure, toilette portative…).

Comment faire?

Lisa Marie Gaudreault @lisgaud

Le processus est simple : tu te rends sur RVezy et tu complètes une demande de réservation. Si c’est ta première expérience, tu devras répondre à quelques questions et fournir ton permis de conduire. RVezy s’assure que tu sois fiable. L’âge minimum est de 25 ans. Si tu es plus jeune, trouves-toi un.e ami.e de 25 ans ou plus. Ce qui est cool, c’est que tu peux ajouter d’autres personnes sur ta location sans frais supplémentaires.

Une fois ta demande de réservation complétée, le.la propriétaire de la van doit l’accepter ou la refuser. Dès que ma réservation a été approuvée, je suis entrée en contact avec le propriétaire, Étienne. J’avais quelques questions à lui poser concernant les endroits où stationner la van ainsi que l’heure de récupération. Étienne était très flexible et disponible. En effet, il m’a exprimé sa flexibilité quant aux check-in et checkout de la van. Il m’a aussi recommandé des spots où passer la nuit. Si tu fais comme moi et que tu récupères ta van près de la destination, assure-toi de t’informer où laisser ta voiture. J’ai pu laisser la mienne dans la rue. Étienne a été disponible pendant l’entièreté du van trip à n’importe quelle heure du jour (ou de la nuit). C’est vraiment un plus lorsque tu tombes sur un bon propriétaire.

J’ai même eu un pépin avec mon auto juste avant le trip et Étienne a eu la gentillesse de déplacer ma réservation d’une semaine. Si tu devais faire comme moi, contacte le service à la clientèle de RVezy. Évidemment, si c’est la haute saison et/ou la van n’est plus disponible, le.la propriétaire pourrait refuser. Ça reste à sa discrétion.

Une fois le voyage complété et la van retournée, le propriétaire l’inspectera et te fera signer via l’application RVezy, aussi simple que ça!

Ce que tu dois apporter VS ce qui est inclus

Lisa Marie Gaudreault @lisgaud
  • Avoir une toilette est vraiment un must. À la fin du voyage, tu devras te trouver un endroit approuvé où vider les eaux usées. Les apps iOverlander et Park4night sont là pour ça. Ne vide surtout pas ça n’importe où.
  • Pour un long voyage, tu voudras probablement que la van soit équipée d’une douche. La mienne était munie d’une douche extérieure. Je te dirais que début mai dans la région de Charlevoix : c’est pas chaud. J’ai donc décidé de skipper la douche pour quelques jours…
  • Si la literie n’est pas comprise avec ta location, assure-toi d’apporter tes oreillers et ton sac de couchage. De mon côté, tout était fourni (la plupart le sont aussi).
  • Un lavabo est très pratique. Tu peux faire la vaisselle et te brosser les dents sans avoir à gérer tout le reste. Assure-toi de vider les eaux usées, au besoin.
  • Il est important de vérifier si ta van possède un réfrigérateur ou une glacière. Tu ne voudrais pas risquer de t’intoxiquer. La mienne avait une glacière, mais si j’étais partie plus longtemps, j’aurais préféré un réfrigérateur.
  • Si tu dois travailler sur la route, vérifie que la van soit munie d’une batterie externe qui te permettra d’utiliser tes appareils électroniques.

Sortir de sa zone de confort

bsp lisa
Lisa Marie Gaudreault @lisgaud

Voyager en van est une belle alternative COVID-friendly pour les backpackers qui ont soif d’aventure. Ce que j’ai apprécié, c’est l’indépendance que la van m’a procurée : c’était facile de suivre les mesures sanitaires.

Ça m’a vraiment sortie de ma zone de confort conduire la van. J’ai aussi pu voir des paysages plus wild en van que si j’avais loué une chambre d’hôtel. En effet, j’ai été beaucoup plus contact avec la nature que si j’avais été en mode cocooning à l’hôtel. Je ne pense pas non plus que je me serais promenée autant si j’étais demeurée à un seul endroit.

J’ai également dû planifier toute la logistique entourant la van, ce que je n’ai pas l’habitude de faire normalement lors de mes voyages. C’était l’aventure de A à Z, quoi! En effet, avant de partir, j’avais déjà spotté quelques endroits où il serait possible de passer la nuit. Mon conseil : valide toujours tes infos la veille. La réglementation de Charlevoix venait tout juste de changer et interdisait dorénavant le vanning. Je savais que les vans étaient de moins en moins tolérées, mais je ne savais surtout pas ce qui m’attendait. C’est au moment où je suis arrivée au spot, juste avant le couvre-feu et après avoir conduit une route peu aménagée, que j’ai réalisé qu’il était interdit d’y dormir. On l’a risqué parce que je ne me sentais pas à l’aise de conduire cette route-là durant la nuit. En plus, juste avant le couvre-feu, on était censé aller où? Les campings n’ouvraient pas avant la mi-mai.

J’ai certainement usé de mes habiletés en résolution de problème acquises lors de mes voyages durant ce van trip. En effet, ne pas savoir où dormir ni où aller m’a rappelé mes expériences en backpack.

Aussi, on était bien heureux de pouvoir dormir dans une van lorsqu’un coyote s’est approché. On oublie qu’on a aussi des animaux sauvages au Québec. Fais attention avec la nourriture, au Québec comme dans l’Ouest canadien.

De belles rencontres

Lisa Marie Gaudreault @lisgaud

Voyager en pleine pandémie, ce n’est pas évident, surtout pas socialement. Backpacker, c’est aussi faire des rencontres enrichissantes. J’ai quand même eu la chance de faire de belles rencontres grâce à ce van trip. En effet, la gentillesse des gens a été l’un de mes coups de cœur. Un Baie-Saint-Paulois m’a rassuré que je ne devrais pas avoir de problème malgré la réglementation. Fabienne à la Cidrerie Pedneault a contacté la propriétaire du Camping Leclerc à L’Isle-aux-Coudres afin qu’on puisse y passer la nuit (même si la saison estivale n’était pas encore débutée). Les gens étaient généreux de leur temps, en plus, d’être toujours prêts à donner un coup de main et à partager leurs histoires. Ça paraissait qu’ils étaient fiers de leur coin de pays, je le serais aussi!

Mes bons coups

  • Cuisiner à l’avance donne plus de temps pour profiter. On avait préparé une salade de pâtes, des muffins déjeuner et du végé-pâté, ça a été super pratique.
  • Avoir un partenaire de voyage (surtout pour une première expérience en van) : c’est rassurant de ne pas être seul.e pour gérer le stationnement de la van. Plus on est de fous, plus on rit!
  • Récupérer la van près de la destination. Ça fait économiser du kilométrage et de l’essence. En effet, une van consomme davantage qu’une petite voiture.

Mes moins bons coups

Les moins bons coups font partie de l’expérience. Ça n’aurait jamais été le même trip sans les mésaventures.

  • Conduire de Montréal jusqu’à L’Isle-aux-Coudres (aller-retour) en deux journées et demie, c’est épuisant. Je serais restée plus longtemps à destination ou je serais allée moins loin.
  • Ne pas avoir validé l’information la veille. J’aurais su que le vanning est maintenant interdit dans la région de Charlevoix…

Ce petit périple en van a certainement fait du bien à mon âme de backpackeuse : on a besoin de sortir de sa zone de confort une fois de temps en temps!

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Lisa Marie Gaudreault
Je suis agente de bord, nutritionniste, professeure de yoga, rédactrice, mais surtout nomade. J’ai habité au Nicaragua et dans l’Ouest canadien. Voyager vient combler chez moi mon besoin de me renouveler sans cesse et ma curiosité insatiable. L'un de mes buts est d'éduquer les voyageurs afin qu'ils voyagent de façon plus responsable en accord avec la nature.
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