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Guide du débutant « Vanlifer » : 8 choses à considérer avant de vivre dans une van

On voit souvent des photos de #vanlife sur la plage avec des voyageurs de partout dans le monde dans une ambiance plus que parfaite. Pourtant, vivre dans une van n’est pas toujours aussi rose qu’il le paraît. Après plus d’un an sur la route, nous avons goûté à toutes les saveurs du vanlife et nous t’avons dressé un top 8 des choses à bien considérer avant de prendre la route. Lis ces points suivants pour voir si vivre dans une van est fait pour toi!

1) L’espace

Vivre dans une van - Nomad Junkies
@d_bus_life

Tu habiteras dans moins de 110 pieds carrés avec possiblement ton chum et peut-être même ton chien, ton chat et tes trois surfs. Okay, tu me diras qu’il y a de supers grands et confortables VRs, mais je sais pas si tu as jeté un coup d’oeil au prix de ces derniers, mais ça peut te turner off!

Tout est beau au soleil

On s’entend que les journées où il fait beau sur une plage de sable blanc et d’eau claire sur la péninsule de Baja avec d’autres amis vanlifers, tu te diras que vivre dans une van, c’est la meilleure chose au monde. Tu ne comprendras pas pourquoi tu as attendu aussi longtemps pour tout flanquer là et partir.

La saison des pluies

Mais quand tu seras pris dans ta van pendant plus d’une semaine sous la pluie diluvienne pendant une saison des pluies en Amérique centrale ou sur côte ouest américaine et que tu passeras tes journées à squatter dans les stationnements de McDo pour pogner le Wifi gratis. Quand tu vas avoir écouté les cinq saisons de Breaking Bad en une semaine, tu te poseras toi aussi la question : « Pourquoi tu as décidé d’opter pour ce mode de vie, je te le dis! »

L’organisation

Après, si tu es une personne traîneuse et désorganisée, tu risques de devenir complètement folle, crois-moi. Ton espace de vie est tellement restreint que tout a sa place et tu te dois de faire gaffe à ton environnement pour qu’il reste vivable et agréable. Regarde, on s’entend que faire le grand ménage du printemps te prendras environ 2 heures, alors il faut relativiser la lourdeur de la tâche et se dire que de toute manière, c’est pas comme si on travaillait demain!

2) L’intimité

Vanlife : Conférence - Transformer un autobus scolaire- Nomad Junkies
Photo : @d_bus_life

On va être bien honnêtes et ouverts ici, la majorité des vanlifers que nous croisons n’ont pas de toilette ni de douche dans leurs campeurs. Quand tu pars pour une fin de semaine, tu te prends un site dans un camping legit et c’est tigidou comme on dit. Mais quand tu pars pour une plus longue période et que tu fais principalement du boondocking (tu campes partout où tu ne dois pas payer), les choses normales de la routine de la vie peuvent devenir plus complexes.

Les secrets pour aller aux toilettes

Les Wal-Marts sont bien pratiques au Canada & aux États-Unis, car tu as une toilette à ton réveil pour faire tes besoins. Mais au Guatemala, je dois t’avouer que c’est pas la même histoire. Une des premières choses que nous nous sommes achetées en partant, c’est un magnifique bucket bleu avec un smiley face pour les No.1 dans des endroits sans buisson.

On s’entend que la première fois que tu utilises le fameux bucket pendant que ton chum fait a souper ou même conduit, tu passes une étape importante de ton couple. Ensuite, sur Baja, nous nous sommes munis d’une pelle pour creuser des trous dans le sable pour faire nos No.2. Encore là, le voir partir avec la pelle sous son bras dans les cactus, c’est toujours ravissant.

La fameuse douche

Je te dirais que la problématique principale des voyageurs en van, c’est la douche. Tu es au Mexique, il fait 40 degrés du matin au soir au mois de mai et tu n’as pas de douche et tu sues de la craque… Je te passe un papier qu’après quelques jours, tu peux pu te sentir et ton chum non plus. Personnellement, nous n’avons heureusement pas se problème, car Pat a pensé installer une douche extérieure, avec eau chaude et des réservoirs de près de 150 litres d’eau, mais c’est pas pour autant qu’on se douche chaque jour!

3) Le budget

Vivre dans une van - Nomad Junkies
 @d_bus_life

Comme plusieurs le savent, nous ne travaillons pas sur la route, alors nous voyageons avec nos économies effectuées avant de partir et lors de notre escale au Québec à l’été. Certains nous ont demandé « comment nous pouvions nous permettre un tel voyage » et j’ai répondu à tout un chacun que notre rythme de vie était bien moindre en bus qu’au Canada, bien évidemment.

Vivre sur la route avec moins qu’au Québec

De plus, je fais un « Résumé de nos dépenses pour chaque pays » que nous visitons. On dépense environ 1 000$ par mois par personne et on voyage 8 mois par année, ce qui nous fait un budget de 8 000$ chaque par année de frais de voyage.

Nous pourrions dépenser moins, mais nous pourrions aussi facilement dépenser beaucoup plus.

Pour optimiser notre budget, on a décidé de couper dans certains champs de dépenses comme les campings, les sorties au restaurant et les soins personnels (ex. vêtements & produits de beauté) pour dépenser plus dans les activités et le nombre de pays visités. Le fait de voyager en van permet de pouvoir se cuisiner plusieurs repas « à la maison », de sauver en frais de transports publics et d’hébergement. Mais il faut rajouter des frais relativement élevés de carburants, d’entretien et de réparations mécaniques.

Voyager à temps plein versus en vacances

Être en voyage à temps plein n’est pas du tout comme voyager une ou deux semaines voire un mois dans l’année où tu peux te permettre de te gâter sur une base régulière. Nous devons toujours demander les prix avant d’acheter quelque chose et négocier avec les vendeurs la plupart du temps pour nous assurer de payer le bon prix et pas le prix des « gringos »et je dois avouer que ça peut être épuisant parfois. C’est pas fait pour tout le monde ce genre de voyage et il vaut mieux bien y penser avant de partir, car la ride pourrait être longue…

4) Les bris mécaniques

Vanlife : Conférence - Transformer un autobus scolaire- Nomad Junkies
Photo : @d_bus_life

Alors tu viens de t’acheter un Westfalia 1977 refait à neuf avec que 270 000 km au compteur et tu n’as jamais fait un changement d’huile ou une rotation de pneus de ta vie, eh bien bonne chance mon ami! Je ne dis pas ici que c’est impossible de partir en van sans connaissances mécaniques, mais je dois avouer que c’est un gros plus!

Les connaissances mécaniques

Personnellement, je n’y connais rien non plus, mais j’ai la chance d’avoir mon jo-mécano toujours à la recherche de quelque chose à patenter et j’en suis éternellement reconnaissante. Regarde, peut-être que ta van semble en bonne condition malgré son âge, mais penses-y deux fois avant de choisir ta minoune, car elle dernier pourrait te donner des maux de tête incroyables.

Le nombre de voyageurs que nous avons croisés sur la route avec des problèmes mécaniques majeurs ou mineurs qui ont empoissonné leurs voyages et leurs budgets. Le choix du type de véhicule et souvent du budget que l’on y alloue peut faire une grande différence dans notre expérience de voyage. On s’entend que si tu ne sais pas comment checker ton huile à transmission, tu es peut-être mieux d’investir un peu plus pour t’assurer de te rendre Old Orchard.

Assistance routière

Si tu penses rester au Canada & États-Unis et que tu n’as aucune connaissance mécanique, paye-toi dont un abonnement CAA pour 150$ ou moins par année, je pense que ça serait un bon investissement. Aussi, inutile de répéter qu’il est primordial de prendre la peine de faire une inspection mécanique complète avant de partir.

Prévenir est définitivement mieux que guérir.

Tu ne peux pas t’imaginer à quel point les routes sont mauvaises en Amérique centrale. Ça nous a pris 3 heures faire 75 kilomètres d’Antigua au Guatemala au Lac Atitlan. Nous avons passé de 1 550 mètres d’altitude à 2 900 mètres pour ensuite redescendre à 1 000 mètres, alors je te jure qu’à ce moment-là tu ne veux pas avoir cheapé sur les pads de breaks que tu as choisis pour économiser 20$ car ta vie en dépend… carrément!

5) Où dormir cette nuit?

Vanlife : Conférence - Transformer un autobus scolaire- Nomad Junkies
Photo : @d_bus_life

Quand nous avons quitté le Québec pour commencer notre aventure, la mère de Patrick nous demandait constamment : « Et vous allez dormir où cette nuit? » Et à chaque fois nous n’avions absolument aucune idée quoi lui répondre, car nous n’en savions rien. Alors pour la terrifier, nous répondions quelque chose de stupide du genre : au poste de police, avec les itinérants au parc ou sous le viaduc le plus tranquille que nous trouverons.

Vivre avec l’incertitude

Pour elle et pour plusieurs personnes, le fait de ne pas savoir où tu dormiras cette nuit peut être totalement horrifiant. Pour nous, au contraire, c’était même pas quelque chose qui nous préoccupait tant que ça. En réalité, en dix mois, nous avons toujours réussi à trouver un endroit ou dormir. Mais plusieurs fois je dois vous avouer, nous avons tourné en rond pendant longtemps, trouvé un endroit un peu sketch en me demandant si c’était vraiment un bon plan. Parfois, on s’est fait réveiller quelques heures plus tard pour se faire demander de quitter les lieux ou on s’est fait réveiller par des fêtards mexicains avec leur musique dans le tapis à 4h45am ou même une guerre de bandes de chiens errants.

Si ce scénario te fout la trouille, je te conseille fortement de repenser bien comme il faut à vivre dans une van ou ajuster ton budget en fonction de payer des campings ou des chambres d’hôtel sur la route. Au Mexique, tu peux pas mal trouver des campings overpriced partout, mais quand tu arrives au Bélize et au Guatemala, dis-toi que les gens ici n’ont pas le temps ou l’argent pour même penser à faire du camping et la proportion de touristes qui viennent camper ne justifie pas le fait d’ouvrir des campings aux quatre coins du pays.

Application mobile gratuite pour trouver où dormir

Heureusement les Internets existent et il y a certaines applications qui rendent la tâche de trouver un endroit où dormir beaucoup plus simple et agréable. Pour notre part, nous utilisons principalement iOverlander, une application gratuite et ô combien utile pour les vanlifers comme nous. Vas-y jeter un coup d’oeil, va lire quelques reviews et tu verras rapidement si le boondocking est fait pour toi ou pas.

6) Être déconnectés

Vivre dans une van - Nomad Junkies
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Si l’idée de ne pas avoir de signal pendant une semaine te fait dresser le poil sur les bras, je te conseille de rayer tout de suite la péninsule de la Basse-Californie de ta liste des destinations à visiter à bord de ta rutilante caravane. Si près de la Californie, mais si loin de toute forme de communication en même temps, Baja est un paradis en soi, mais tu es Insta-Famous et que tu ne peux vivre sans donner des nouvelles à tes followers ou que tu dois travailler pour financer ton trip et payer ton prochain plein d’essence, tu devras reconsidérer certaines parties de ton voyage ou prévoir ton horaire et ton itinéraire en conséquence.

Carte SIM, modem portable et GPS

Il est facile de faire débloquer son téléphone et s’acheter une carte SIM au Mexique, Belize, Guatemala et partout en Amérique Centrale, mais le réseau n’est pas toujours garanti même si tu payes des frais mensuels. Nous avons eu beaucoup de difficulté avec la réception à Baja, dans l’état du Chiapas et dans le département El Péten au Guatemala. Pour nous, c’était pas un problème, car nous ne travaillons pas sur la route et nous n’avons pas de compte à rendre à personne. Mais si c’est différent pour toi, tu devrais considérer t’acheter un modem portable tel que SkyRoam ou une antenne boostée pour t’assurer d’avoir la réception nécessaire pour pouvoir rester connecté. Je dois t’avouer que le GPS peut aussi être grandement utile surtout près des grandes villes ou dans les endroits reculés où tu peux ne croiser personne pour des centaines de kilomètres et te perdre pendant des heures.

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7) S’ennuyer

Nomad Junkies - Voyager sans fin - D Bus Life
@d_bus_life

Si tu es du genre à t’ennuyer de ton chat après une semaine de vacances, tu n’es peut-être pas fait pour vivre dans une van. Ça fait maintenant plusieurs mois que nous sommes partis et inutile de dire que la famille et les amis n’affluent pas pour venir te visiter et tu dois pas t’attendre à se qu’ils le fassent.

Tout le monde continue sa vie même si toi, la tienne est complètement changée.

Tu peux pas t’attendre à ce que tout le monde fasse leurs plans en conséquence de ton voyage, car on s’entend que ça serait pas mal égoïste de ta part et tu risques d’être clairement déçu.

Planifier les visites de ta famille

Après, même si tes parents veulent venir te voir dit toi que ça risque d’être compliqué, car toi même tu ne sais pas tu seras ou dans un mois. Il est extrêmement difficile de faire des plans avec quelqu’un qui vit et bouge au gré du vent on s’entend! Chaque fois que ma mère me demande je serai où dans sept mois et que j’essaie de magasiner les billets d’avion, je commence déjà à me péter la tête sur les murs. Être en voyage à bord de ton van signifie avoir la liberté d’aller où tu veux quand tu veux. Les commitments, on s’entend que tu n’en veux surtout pas.

Trouver le bon partenaire de voyage

Alors tu es mieux de commencer tout de suite les speeds datings pour te trouver un partner de feu, car tu peux trouver le temps long mal accompagné. Nous avons rencontré à quelques reprises des teams douteuses qui ont fini en drame et, crois-moi, tu ne veux pas dealer ce drame-là en voyage.

8) Conduire partout

Route - Portrait de nomade : Catherine et Patrick de D BUS LIFE - Nomad Junkies
Photo : @d_bus_life

Te parker sur Sainte-Catherine pour aller faire ton shopping le samedi matin te donne des sueurs froides et tu en fais des cauchemars la nuit? Imagine-toi conduire un dix roues sur l’une des dix voies de l’autoroute qui mène à Los Angeles ou rouler à l’heure de pointe à Mexico City avec leurs mille et une lois sur qui peut conduire quel jour.

L’état des routes, le trafic, les accidents et les policiers

Ajoute à ça tous les gentils policiers hyper legit qui t’arrêtent pour aucune raison en espérant te soutirer quelques pesos et des routes pires que celles pour te rendre à ton camp de chasse. Voilà, tu as une bonne idée de la vie sur les routes des Amériques!

Conduire au Mexique, Belize, Guatemala même à Vancouver ou L.A. n’est pas pour tout le monde et tu dois en être conscient. Nous avons manqué de brakes en Colombie-Britannique et à Sequoia National Park en Californie et nous avons pensé mourir à quelques reprises au Guatemala. Alors si le trafic du pont Champlain te fait faire une crise d’angoisse, tu devrais peut-être en rester à ton backpacker et conduire des espadrilles de course. Ta van, c’est ta maison et s’il y arrive un accident, on s’entend que tu vas tomber rapidement à dormir sur le plancher de ciment du mécano. Et bonne chance pour trouver les pièces que tu cherches pour ton RoadTrek mon homme, ça risque d’être toute une épopée!

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Cat & Pathttps://www.nomadjunkies.com
Mon chum et moi voyageons le monde depuis les 10 années que nous sommes ensemble. Nous avons visité l'Inde, l'Australie, les Caraïbes et l'Asie du Sud-Est. Nous avons dernièrement quitté nos emplois, loué notre maison et quitté le Québec à la conquête des Amériques à bords de notre minibus scolaire converti en camper. Le but ultime: faire le Panamerican Highway du Canada à la Patagonie à bords de notre maison sur roues.
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1 COMMENTAIRE

  1. Je confirme tous ces bons conseils issus d’expériences peraonnelles, pour avoir vécu la même chose… on a fait qu’un seul grand “roadtrip” : aucuns regrets,mais on ne le revivrait pas. On se fait vieux maintenant…

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