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Suivre son héritage autochtone jusqu’en Australie : le récit d’une Canadienne en PVT

As-tu envie de suivre les kangourous et les koalas dans l’outback, de surfer à Bondi Beach et de faire de la plongée à travers la Grande Barrière de Corail? Si c’est le cas, l’Australie est le seul endroit où tu dois aller… après la pandémie, bien sûr.

Si tu rêves de visiter ce bout du monde, Mikaela Vandell, originaire de Fort Providence dans les Territoires du Nord-Ouest, te donnera encore plus le goût de partir. Elle a eu la chance de faire un permis vacances-travail (PVT) en Australie avant que les frontières ne soient fermées aux Canadiens.

Pourquoi as-tu choisi l’Australie pour ton visa vacances-travail?

Ce fut une expérience unique pour moi de poursuivre quelque chose qui me passionne — mon héritage autochtone.

« J’ai participé à un partenariat entre les programmes AIME (Australia Indigenous Mentoring Experience) et NYA (Northern Youth Abroad in Canada). Ce sont toutes deux des organisations autochtones qui luttent contre les inégalités et militent pour l’éducation. »

Comment t’es-tu préparée à ton expérience en Australie?

Mikaela Vandell

« Lorsque l’occasion s’est présentée, je savais que je ferais n’importe quoi pour obtenir le poste. J’ai toujours voulu aller en Australie. J’ai beaucoup regardé YouTube pour savoir ce qu’il faut faire, ce qu’il faut voir et à quoi s’attendre. J’ai fait des listes dans mon cahier de notes. Mon école est située dans une petite communauté isolée et nous sommes toujours encouragés à voyager. Tout a été mis sur mon chemin d’avance. Je savais où je logerais et quel travail je ferais.

Bien sûr, certaines choses m’ont déstabilisée, comme les gens qui conduisent de l’autre côté de la route et avoir besoin d’un adaptateur pour brancher mon téléphone. J’allais toujours du côté conducteur de la voiture au lieu d’aller du côté passager. Ce n’est pas facile de s’habituer! »

Qu’as-tu fait pour ton travail en Australie?

Mikaela Vandell

« J’étais assistante de programme pour AIME à Sydney, et je travaillais à temps partiel, environ trois jours par semaine. L’organisation AIME met en contact des étudiants de niveau postsecondaire avec de jeunes autochtones pour leur donner des sessions éducatives sur le campus. Des études montrent une augmentation des taux de scolarité grâce au programme. Cela donne aux jeunes autochtones une identité, en particulier pour ceux qui ne connaissent même pas leur patrimoine. Pour moi, c’était agréable d’enseigner et de communiquer avec eux. J’ai vraiment apprécié le travail, car il m’a donné l’opportunité d’en apprendre davantage sur ma propre histoire. »

As-tu développé de nouvelles compétences pendant ton séjour?

« Définitivement. C’était le principal objectif du programme, se rendre en Australie et ramener des idées à mettre en œuvre ici au Canada, dans de petites organisations et écoles autochtones. Des trucs que le programme “Northern Youth Abroad in Canada” fait déjà, mais avec une nouvelle perspective. J’ai également appris à connaître les ressources humaines, la promotion, la vidéographie, ce qui était vraiment bien. J’avais hâte de revenir pour partager les choses que j’ai apprises à l’étranger. »

Où as-tu voyagé en Australie pendant ton permis vacances-travail?

Mikaela Vandell

« Mon employeur m’a vraiment encouragé à visiter le pays. C’était la première fois que je voyageais à l’étranger, je devais donc en profiter au maximum. Si une opportunité de voyage se présentait au milieu de la semaine, mon employeur était flexible.

Je restais en résidence à l’Université de Sydney. La ville de Sydney était elle-même une zone très grande à explorer. Je suis allée un peu à Bondi Beach. Botany Bay était idéal pour en apprendre plus sur mon histoire autochtone. Je me suis également rendu à Cairns pour faire de la plongée sous-marine dans la Grande Barrière de Corail. C’était une coche de plus sur ma liste de rêves à réaliser.

Je suis également allée en Nouvelle-Zélande, plus précisément à Auckland, pour faire du parachute. Une autre coche pour ma liste! Quand j’étais plus jeune, je m’étais promis de faire du parachutisme, mais j’avais peur. La fois où j’en ai finalement fait, j’étais motivée. Maintenant que c’est passé, je le referais certainement! »

Comment as-tu rencontré des gens pendant que tu étais en Australie?

Mikaela Vandell

« Mes collègues ont été gentils de me faire visiter au début. Ensuite, je suis allée en ligne et j’ai rejoint des groupes de voyageurs australiens sur Facebook. Là, j’ai rencontré quelques personnes avec lesquelles je suis toujours amie et avec qui je serai probablement amie pendant longtemps. Les auberges de jeunesse sont également un excellent moyen de rencontrer des gens, car on vit tous un peu la même chose. Si tu es game, tu peux toujours demander à un inconnu (amicalement) dans la rue : “Hey, tu veux faire de la randonnée avec moi?” ou “Hey, tu veux faire du paddleboard?”. »

Comment a été ton expérience backpack en Australie?

« L’Australie est un pays très accueillant pour les backpackers, surtout si c’est la première fois que tu voyages à l’étranger. Tout le monde est accueillant. Il y a de nombreux emplois et auberges de jeunesse disponibles. J’ai l’impression que les employeurs comprennent que vous venez de loin et que votre but est d’en voir autant que possible. C’est vraiment ouvert. »

As-tu des conseils pour voyager en Australie avec un petit budget?

Mikaela Vandell

« Pour tirer un maximum de ton voyage, tu dois maximiser l’utilisation des rabais tels que Groupon. Tu dois trouver l’endroit le moins cher pour acheter ta nourriture pendant la semaine. Planifie tes journées de voyage les plus longues en fonction des prix et des offres sur les bus, les bateaux et les trains. Rencontre des gens en ligne afin de pouvoir faire des activités de groupe. De cette façon, les coûts diminuent.

Un avantage que j’avais était que mon logement était couvert. Je devais principalement payer ma nourriture, mes activités et mon téléphone portable. J’aurais pu mieux gérer mon budget, mais je ne me suis pas limitée pour toutes les choses que je voulais faire. Si j’avais eu de la misère, j’aurais pu facilement trouver un autre emploi. J’ai vraiment fait assez d’argent pour couvrir les dépenses de mon voyage. »

Qu’est-ce qui t’a le plus manqué du Canada?

« Le bacon m’a vraiment manqué. Le bacon en Australie est comme du jambon ordinaire. Mais à part ça, j’ai adoré me plonger dans une nouvelle culture et juste l’apprécier au fur et à mesure. J’ai toujours su que ma maison resterait au Canada, et que je pourrais revenir n’importe quand partager mes expériences. »

Quels conseils donnerais-tu à quelqu’un qui aimerait faire un visa vacances-travail en Australie?

« Je pourrais vous raconter pendant des heures à quel point voyager en Australie est formidable, mais vous ne comprendriez pas tant que vous n’y allez pas par vous-même. Sortez de votre zone de confort et faites-le! »

Tu ne sauras jamais si tu n’y vas pas! Si tu es un Canadien âgé de 18 à 35 ans avec des rêves et un esprit aventurier, assure-toi de consulter le programme de permis vacances-travail. Tu peux visiter le site web d’Expérience internationale Canada pour tous les détails sur le travail et les voyages à l’étranger après la pandémie.

Voyager et élargir nos horizons nous aide à définir notre identité et à en apprendre plus sur nous-mêmes. Toi, quels rêve ou passion suivrais-tu jusqu’au bout du monde?

Emilie Robichaud
Emilie Robichaud
Je suis accro au mode de vie nomade! J’ai quitté ma zone de confort pour voyager à temps plein. Mon tour du monde sans fin compte plus de 71 pays et ça continue! Le voyage, c'est un style de vie et un état d'esprit!
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