AccueilAustraliePourquoi l'Australie est l'une des meilleures destinations où voyager et travailler pour...

Pourquoi l’Australie est l’une des meilleures destinations où voyager et travailler pour les Canadiens (après la pandémie)

La pandémie t’a très probablement donné envie de partir découvrir le monde, dès que les mesures sanitaires seront levées et que tout ça sera derrière nous. Si tu ne tiens plus en place et que l’aventure t’appelle, tu devrais considérer partir pour un plus long voyage de quelques mois. Même pas besoin d’avoir beaucoup plus d’argent de côté! Avec le permis vacances-travail (PVT), tu peux voyager et travailler à l’étranger pour de longues périodes.

L’Australie est la destination numéro un pour les permis vacances-travail (PVT). Présentement près des plages au pays des kangourous, Zoé, originaire de Winnipeg au Manitoba, répond à toutes tes questions à propos du PVT. Son but premier n’était pas de rester un an en Australie, mais avec la pandémie elle a décidé d’y rester et elle adore ça.

Le permis vacances-travail (PVT) permet à des Canadiens âgés de 18 à 35 ans de travailler de façon légale et de voyager à l’étranger pour une période allant jusqu’à deux ans dans plus de 30 pays et territoires.

Grâce au PVT, tu pourrais voyager longtemps, gagner des sous et apprendre une nouvelle langue, alors qu’attends-tu?

On aborde : visa, voyage, culture, emplois et budget. Tout pour te rassurer et te motiver à sauter à pieds joints dans cette expérience incroyable, comme l’a fait Zoé.

Comment se passe ton permis vacances-travail en Australie, Zoé?

Bali | @zoejichuk

« Mon expérience est vraiment différente de celle de la plupart des gens puisque je la vis ici durant la pandémie. Je dirais que j’ai eu vraiment une bonne expérience. Je n’ai pas pu faire autant de voyages que j’aurais aimé, mais je ne voudrais être à aucun autre endroit dans ma vie en ce moment.

Lors des deux premiers mois, je faisais beaucoup de voyages. Après je suis allée à Bali, c’était vraiment beau. À mon retour, c’est à ce moment que j’ai appris à propos de la COVID et du sérieux de celle-ci. C’est arrivé au même moment où je voulais commencer à travailler alors ce n’était pas exactement le meilleur timing. Le moment où j’ai dû prendre la grande décision, ça faisait seulement deux ou trois mois que j’étais en voyage, alors j’ai décidé de rester et je crois que c’était la meilleure décision que je pouvais prendre.

Il y a une période de 3 semaines où tout était fermé et je ne pouvais rien faire. Après, les restaurants ont commencé à ouvrir alors j’ai décidé de faire du porte-à-porte et j’ai trouvé un emploi qui m’a beaucoup aidée. »

Pourquoi as-tu choisi l’Australie? Était-ce dans le but de rencontrer les beaux surfeurs australiens?

« Oui, c’est toujours un avantage. Haha! Non, personnellement, je parlais de l’Australie depuis ma 10e année. Je pense que c’est à cause des plages, du beau temps… J’avais tellement une image de l’Australie dans ma tête que je me disais toujours “il faut que je me retrouve en Australie.” Ça m’a pris beaucoup d’années avant de faire le voyage. J’avais toujours autre chose dans ma vie, dont l’école.

Il y a eu une année où je me suis retrouvée et je me disais que quelque chose me manquait, alors j’ai décidé de prendre cet acte de foi. Tout ce que j’ai fait, c’est d’acheter le billet d’avion et ça a été la première étape pour me retrouver en Australie. L’étape qui est parfois la plus difficile, finalement parce que ça prend le courage de l’acheter, ce billet d’avion là. Mais une fois que c’est fait, voilà ! »

Comment t’es-tu préparée pour cette expérience en Australie ?

@zoejichuk

« Je me suis préparée, mais sans trop me préparer je dirais. J’aurais dû me préparer un peu plus mais… J’ai regardé des vidéos sur YouTube à propos de l’Australie. J’ai regardé des vidéos d’autres voyageurs qui disaient comment préparer ton backpack. J’ai reçu des conseils à propos de petites pochettes pour mettre son linge, des choses comme ça… Des cadenas, pour que les gens ne volent pas dans ton sac à dos.

J’ai lu aussi quelques livres qui disaient quoi voir en Australie, où aller, dans quelles auberges de jeunesse. Je me suis donc fait une liste des choses que je voulais voir dans mon voyage. Le plus important, c’est à quel moment de l’année aller aux endroits où tu veux aller. Ça t’aide à déterminer la période optimale. Ça m’a aidé parce que l’Australie est quand même un gros pays. La température au sud ne sera pas la même que celle du nord, alors… Il fallait bien planifier ça. »

« J’ai un livre de Lonely Planet, qui était seulement pour la côte est. J’ai un autre livre intéressant : “Eyewitness Travel”. Il y a vraiment plein d’informations à l’intérieur, c’est un gros livre. »

Est-ce que tu avais épargné de l’argent avant de partir et si oui, combien?

« Oui, spécialement pour l’Australie, je ne dirais pas que c’est un voyage qui ne coûte pas cher. J’ai épargné environ 15 000 $ avant d’arriver en Australie et même à ça… Je suis contente d’avoir épargné autant d’argent parce que sinon j’aurais dû retourner chez moi après deux ou trois mois. Je dirais que j’ai dépensé environ 1 000 $ par semaine juste pour avoir du fun.

Je peux faire ce que je veux, je peux aller faire des excursions et quand même avoir de la nourriture, sans m’ennuyer. L’Australie, je dirais que c’est comme à la maison mais pour avoir un drink, c’est 20 ou 25 dollars par cocktail, c’est assez cher. »

Quelles ont été tes démarches pour trouver un emploi en Australie?

@zoejichuk

« J’ai beaucoup d’expérience en restauration, depuis un jeune âge. Avec la pandémie, je me suis dit que j’avais simplement besoin d’argent, ça ne me fait rien. J’ai fait du porte-à-porte dans les restaurants. Ça m’a pris pas mal de temps, environ une semaine je dirais, d’y aller à tous les jours. Je ne savais pas quoi faire et une journée, j’ai reçu trois appels de trois restaurants différents. C’est à ce moment que j’ai finalement eu un emploi.

En Australie, ils ont ceux qu’ils appellent un “travel shift”. Je ne suis pas exactement en accord avec ça… Un “travel shift”, ça veut dire que le restaurant peut te demander de venir travailler pendant deux heures sans te payer. Tu dois travailler pour 2 h et ensuite ils te disent s’ils veulent te garder ou non. J’ai dû faire ça et j’ai finalement eu un emploi à un des restaurants, qui s’appelle Café le Monde. »

Est-ce que c’est comme ça que tu as trouvé ton emploi à la ferme?

@zoejichuk

« Pour mon emploi à la ferme, non. Pour cet emploi, j’ai vraiment été chanceuse, car j’ai rencontré un gars qui était un de mes amis à Melbourne. On ne s’était pas parlé depuis. Six ou sept mois plus tard, je me suis dit “OK, il faut que je fasse quelque chose, soit je retourne à la maison ou soit je fais du travail à la ferme”. Pour mon autre ami qui travaillait au restaurant, c’était la même chose, il devait faire du travail à la ferme.

J’ai donc contacté mon ami de Melbourne et je lui ai demandé comment il allait, ça faisait longtemps que je ne lui avais pas parlé. C’est à ce moment qu’il m’a dit qu’il faisait du travail à la ferme, dans le nord. Je lui ai demandé si par chance, ils ne cherchaient pas plus de personnes parce que mon ami et moi on cherchait du travail à la ferme à ce moment. Il m’a dit que oui et qu’il demanderait à son patron le lendemain. C’est de cette manière que j’ai trouvé mon travail à la ferme. »

En plus du porte-à-porte et du bouche-à-oreille, on peut aussi trouver des emplois affichés sur les babillards des auberges de jeunesse ou sur « Gumtree », ou « Craigslist », des sites d’annonces classées en Australie.

Considères-tu que les revenus que tu as faits en travaillant en Australie étaient assez pour couvrir le coût de la vie?

« Oui, je trouve que la paye en Australie est vraiment bonne et je vais m’en ennuyer quand je vais revenir à la maison. Les salaires sont assez haut, je suis pas mal surprise, même pour le travail de ferme. »

Zoé recommande pour les travaux de ferme de trouver une rémunération à l’heure, et non « per piece » (à la pièce).

Quels conseils donnerais-tu à ceux qui veulent partir pour un visa vacances-travail en Australie?

@zoejichuk

« Si tu le considères, mon conseil, c’est “vas-y!” Fais-le même si tu n’as pas complètement confiance ou que tu n’es pas trop certain.

Ce qui m’a aidée, c’est de parler à des gens qui sont déjà en Australie. Même si nous n’étions pas amis à ce moment-là, ils ont beaucoup de conseils, ils ont beaucoup à dire et tu ne sais jamais… Pour moi, ma meilleure amie, c’est une personne avec qui j’allais à l’école avant, on ne se parlait jamais et on s’est rencontrées en Australie. J’ai fait le grand saut, je lui ai envoyé un texto et je lui ai dit “Hey, je suis en Australie, je sais qu’on ne se parle pas mais j’aimerais beaucoup avoir un ami en Australie, connaître quelqu’un de la maison”. C’est vraiment positif d’avoir quelque chose de familier et c’est comme ça qu’on a commencé notre amitié. »

Prêt à partir pour l’Australie (ou ailleurs)?

Si tu veux réaliser ton rêve comme Zoé, c’est absolument possible! Postuler pour un PVT, ça a l’air compliqué, mais c’est assez rapide. Tu dois d’abord visiter le site Expérience internationale Canada. Tu devras ensuite choisir une destination et vérifier les critères d’admissibilité, parce que pour certains pays, les permis vacances-travail vont jusqu’à 30 ans, d’autres permettent jusqu’à 35 ans.

Chili, Costa Rica, Taïwan, Nouvelle-Zélande font partie des nombreuses destinations que tu peux choisir (il n’y a pas que l’Europe)! Ensuite, tu devras préparer les documents demandés et soumettre ta demande. Une fois le visa reçu, tu es prêt à acheter ton billet d’avion et à t’envoler!

Maintenant que tu sais (presque) tout sur le permis vacances-travail, quelle serait ta destination de rêve?

Safia Dodardhttps://www.nomadjunkies.com
Je voyage parce que je suis accro au mode de vie nomade . J'ai quitté mon emploi en agence de pub pour explorer le monde, d'abord en backpack et maintenant avec le cirque. Rejoins notre communauté de nomades sur Facebook, Twitter et Instagram.
ARTICLES LIÉS

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Stp écris ton nom ici

Les p'tits derniers