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Les problèmes de tout ‘backpacker’ dans la trentaine

Adaptation très libre de l’article “How You Know You’re Too Old to Be a Backpacker” publié sur VICE Australia.

Voyager à 21-22 ans, c’est wild et naïf. Tu te souviens quand tu étais encore dans la vingtaine, et que tu es allé en Thaïlande ou à Bali pour la première fois et que tu as vu un temple et que tu as pensé « des temples pffft » et que tu as passé les deux semaines suivantes à te saouler à la bière à 0,50$ et à flirter avec tous les gars cute de l’hostel? Ouais, découvrir le voyage en backpack était une chose mystérieuse et merveilleuse à ce moment.

Mais un jour, tu te retournes, pis t’as pu 24 ans. Les autres voyageurs que tu croises, oui. Mais toi, tu prends un coup de vieux quand tu réalises que tous les backpackers sont au moins 10 ans plus jeunes que toi. Soudain, t’es dans une auberge de jeunesse au Laos, en écoutant un fatigant gratter “Wonderwall” sur son ukulélé pour la millième fois dans la soirée, et une pensée désagréable passe dans ta tête:

« Est-ce que je suis rendu trop vieux pour ça? »

Une chose est sûre, tu le sais que tu ne voyages plus de la même façon maintenant qu’à tes débuts. Il y a clairement des différences majeures entre ton premier Eurotrip fraîchement sorti de l’école et ton dernier voyage dans un village reculé du Mozambique. En fait, tu vis 4 nouveaux genres de problèmes quand tu deviens un « vieux » backpacker.

1. Voyager sans responsabilité, c’est pas mal fini

Un des attraits du voyage est de n’avoir le moins de responsabilités.

Si tu voyages backpack et que tu n’aimes pas un endroit, tu peux partir.

Si t’aimes pas les gens, tu pars.

Quand tu voyages, tu deviens qui tu veux.

Personne ne sait qui tu es, ce que tu fais dans la vie et à quel point tu es cool ou pas dans ta vie normale. C’est comme un nouveau départ dans chaque nouvel endroit où tu mets les pieds.

Mais avoir des enfants, ce qui est considéré comme la norme dans la trentaine, c’est avoir des responsabilités.

Voyager style backpack en famille, c’est possible et c’est ce qu’on fait sur Nomad Minis

Si tu es une personne mariée avec un bébé, tu vas devoir pédaler plus organiser tes aventures et voyager avec des responsabilités. Ceux qui ne sont pas encore soumis à la pression sociale de se poser pour fonder une famille sont peut être rendus avec une job en télétravail (des res-pon-sa-bi-li-tés).

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2. Tout le monde veut « se trouver »

Tsé, les citations sur Instagram du genre « I travel to find myself ». Les jeunes adultes de la vingtaine sont obsédés par l’idée de « se trouver ». On est déjà tous passés par là. Penser qu’un voyage d’un mois outre-mer allait révéler notre vraie identité profonde.

Dans l’histoire du monde, sais-tu combien de personnes se sont « retrouvées » en frenchant avec des Allemands et en ayant des accidents de motos en Asie du Sud-Est? Aucune. Personne. En fait, certains backpackers rentrent chez eux blasés, le compte en banque vidé et secoués après quelques semaines.

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T’es conscient que tes problèmes ne disparaissent pas comme par magie parce que t’es dans un autre pays. Faire de l’introspection, remettre en question ses préconceptions et devenir la meilleure version de soi-même en voyage, c’est possible. Mais c’est pas en allant juste à des Full Moon party que ça arrive.

3. Le voyage accentue les préjugés

  • Les Belges et les Irlandais sont justes des gros buveurs.
  • Les Américains parlent toujours d’eux-mêmes et soit ils pensent qu’ils sont les meilleurs, soit ils ont tellement honte de leurs concitoyens qu’ils ne veulent même pas avouer d’où ils viennent.
  • Les Australiens sont des party animals (plutôt cute) et casse-cous qui mettent le bordel partout où ils passent.
  • Les Anglais se déplacent uniquement en bande de 7-8 et ont toujours un coup de soleil.
  • Les Néerlandais et les Allemands font le tour du monde à la recherche de l’expérience de voyage la plus horriblement authentique que l’on puisse trouver. « Je déteste cette ville, trop de touristes », disent-ils toujours dans une ville touristique remplie d’autres Néerlandais et Allemands. « La semaine passée, on était à Tkugytfsuyfspoguhfsg, as-tu entendu parler de cet endroit? Non, je savais que tu ne le connaîtrais pas. C’est très éloigné. Très éloigné. Il n’y a même pas de monde là-bas; c’était juste nous et des sangsues. On a adoré. »
  • Etc.

Quand tu fais le tour du monde, que tu rencontres des voyageurs de tous les horizons dans tous les pays, mais que tu as toujours les mêmes sujets de conversation, tu prends conscience qu’au fond, les backpackers sont tous un peu stéréotypés. Incluant toi. Si tu fais pas attention, voyager peut remplir ta tête de préjugés culturels et créer l’inverse d’une ouverture d’esprit.

4. En fait, le dernier point n’est pas un problème, c’est plus la solution

Si tu te poses la question sincèrement, combien d’interactions significatives as-tu eues avec les peuples locaux de [insérer ici n’importe quel pays visité durant ta vingtaine]? Et acheter un poncho à un vendeur de rue ne compte pas.

En tant que backpackers vieillissant, on s’attend à plus de nos voyages maintenant. À plus de sens. À plus de connexion.

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Alors la prochaine fois que tu voyages quelque part, dans n’importe quelle destination, pars avec une mission précise. Ça peut être n’importe quoi, basé sur ce qui t’allume à ce moment-là. Par exemple, faire l’ascension du Kilimandjaro. Ou devenir stagiaire sur un film au Nigeria. Ou apprendre le Russe à Moscou. Juste de faire quelque chose qui te connecte profondément avec la culture du pays. Juste quelque chose à faire qui ne finisse pas en hangover.

Avec un pied dans la trentaine, c’est encore autant agréable d’aller au Laos et de manger de la nourriture asiatique pas chère à tous tes repas. Maintenant, t’es juste assez mature pour apprécier sincèrement les temples.

Si t’es pas encore prêt au bout « avoir un bébé », mais que t’as pas non plus envie d’accrocher ton sac à dos, c’est le temps d’accepter les différences de voyager dans la trentaine, et la quarantaine, et la cinquantaine…

On va le répéter, on n’est jamais trop vieux pour voyager!

As-tu déjà vécu la “crise de la trentaine” du voyageur? 

Emilie Robichaud
Je suis accro au mode de vie nomade! Depuis plus de 5 ans, j’ai quitté ma zone de confort pour voyager à temps plein. Mon tour du monde sans fin compte plus de 65 pays et ça continue! Le voyage, c'est un style de vie et un état d'esprit!
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3 COMMENTAIRES

  1. Oh oui! Mais moi mon problème c’est que j’aurai plus de difficultés à supporter le manque de comfort, ayant plus de mal à récupérer et devant vivre avec des douleurs ici et là 😅. Aussi, ça me tente moins de me faire réveiller en dortoir pas des jeunes bourrés qui rentrent à 4h du matin, et ronflent le reste de la nuit. Je n’ai rien contre eux , j’ai aussi fait beaucoup la fête plus jeune, mais maintenant je recherche effectivement plus de culture et d’authenticité, de contact avec la population également. Bref, j’ai 36 ans et pas d’enfants, et je compte voyager beaucoup encore!

  2. Totalement d’accord! A 25 anos j’allais en auberge etc. Maintenant a 32 ans je continue de voyager mais avec beaucoup plus de confort et un but pour le voyage. C’est la maturité je suppose 😉

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