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Ce visa méconnu te permet de vivre et de travailler à Taiwan pendant toute une année

Tu as probablement déjà vu des étiquettes « Made in Taiwan » sur de nombreux vêtements et jouets. Mais Taïwan est bien plus que des produits importés bon marché! Ferme les yeux et imagine des forêts luxuriantes, des sources thermales naturelles, des villes balnéaires amusantes et des marchés nocturnes animés. Ce pays parfois oublié est la destination ultime pour voyager et travailler après la pandémie.

Drew Joseph Sisera, un Canadien qui a obtenu un visa vacances-travail à Taïwan, nous partage son expérience, racontée du point de vue d’un voyageur y vivant actuellement.

Depuis combien de temps es-tu à Taïwan et quel visa utilises-tu?

« Je suis ici depuis début décembre 2020 avec un permis vacances-travail (PVT), qui est un visa d’un an pour travailler à l’étranger et explorer une culture différente. C’est une excellente occasion pour les Canadiens de 18 à 35 ans de travailler et de voyager dans un autre pays. Je serai ici jusqu’à l’expiration de mon visa en décembre 2021. Jusqu’ici, c’est incroyable! Je suis arrivé au parfait moment, car Taïwan a merveilleusement bien géré la situation de la COVID. Pendant ce temps, ma famille est de retour en confinement à Toronto. »

Pourquoi as-tu choisi de demander un visa vacances-travail à Taïwan? Étais-tu déjà allé en Asie?

Crédit photo : Drew Joseph Sisera

« C’est ma première fois en Asie, mais ce continent m’intrigue depuis longtemps. Après avoir étudié à l’Université de Waterloo (il y a environ cinq ans), j’ai déménagé à Vancouver, ville comptant une riche communauté asiatique. J’ai rencontré de nombreuses personnes de Chine, du Japon et de Corée, et quelques-uns de Taïwan. J’étais fasciné par les histoires de ce qu’était la vie à l’autre bout du monde.

Mon appartenance ethnique et mes origines proviennent toutes d’Europe et d’Afrique. Je pensais que cela serait une expérience encore plus enrichissante d’aller sur des sols que mes ancêtres n’ont pas encore touchés. Cela m’a donc conduit en Asie.

Ensuite, la décision de choisir Taïwan a été inspirée par une amie qui est allée à l’université avec moi. Elle était Taïwanaise et a planté l’idée d’y aller dans ma tête. Elle y retournait et m’a demandé si j’avais déjà envisagé d’y aller. C’était comme un signe. J’ai donc sauté sur l’occasion et je ne pourrais pas être plus heureux ou reconnaissant. »

Comment tes proches ont-ils réagi lorsqu’ils ont su que tu allais travailler et voyager à Taïwan?

Crédit photo : Drew Joseph Sisera

« J’ai trois sœurs et une famille assez nombreuse. Ils ne s’y attendaient pas, c’est sûr, surtout de ma part. Je suis la dernière personne à qui ils penseraient pour déménager en Asie. Ils ne m’avaient pas suivi dans mon voyage à Vancouver, où j’ai développé une admiration pour la culture asiatique. Alors, quand je leur ai dit que je voulais déménager à Taïwan pendant un an, ils ont été choqués. Mais ils étaient en faveur. Ma mère et mon père m’ont dit : “Si tu n’as pas de responsabilités auxquelles te rattacher, vis de nouvelles expériences, car c’est inestimable.” Je devais en profiter. »

Comment as-tu planifié ton permis vacances-travail à Taïwan?

« J’ai commencé à planifier en janvier 2020. Il m’a fallu de janvier (jusqu’à ce que je remette le document de demande de visa) à septembre pour planifier complètement. Pendant sept ou huit mois, je suis allé à la bibliothèque, j’ai lu des livres sur l’histoire de Taïwan et j’ai fait des recherches sur la nourriture. J’ai rejoint plusieurs groupes communautaires sur Facebook pour les personnes qui y vivaient. J’ai mis toutes mes découvertes dans un Google Docs de 20 pages contenant tout ce que j’avais besoin de savoir. Alors je me suis senti à l’aise une fois le déménagement venu. »

Comment as-tu économisé de l’argent avant de partir avec ton PVT?

Crédit photo : Drew Joseph Sisera

« Je savais que je voulais parcourir le monde et vivre quelque chose de nouveau et de différent. Environ trois ou quatre mois avant de commencer sérieusement mes recherches, j’ai regardé mes finances et commencé à jeter un coup d’œil à mes dépenses et revenus. Ensuite, j’ai fait des recherches sur l’économie taïwanaise et sur ce dont j’aurais besoin pour survivre tout en cherchant un emploi. J’ai vendu ma voiture pour m’assurer d’avoir assez d’argent au cas où je ne trouverais pas d’emploi rapidement. Avec le permis vacances-travail (PVT), on t’indique exactement combien tu as besoin d’économiser pour voyager dans un pays en particulier. »

Maintenant que tu es à Taïwan, quel est le coût de la vie par rapport au Canada?

Crédit photo : Drew Joseph Sisera

« Certaines choses sont relativement similaires, et d’autres sont beaucoup moins chères. Par exemple, vous pouvez vous attendre à ce qu’un trajet Uber coûte autant qu’un étranger est payé pour enseigner l’anglais. Le 7-Eleven est comme le Walmart de Taïwan. C’est incroyable. Habituellement, l’alcool est environ 50 à 60 % moins cher dans les dépanneurs ici qu’au Canada. Tu peux obtenir de la nourriture de rue pour 10 $, ce qui équivaut à un repas de 25 $ au Canada. Cela dépend du style de vie que tu souhaites. Tu peux aller dans des restaurants vraiment chics, et le prix sera vraiment dispendieux. Mais je dirais que c’est moins cher de vivre ici.

Il y a tellement d’options de restauration avec les marchés nocturnes à Taipei que cela peut être un peu overwhelming pour les foodies. Tu tournes la tête et tu te dis : “Oh mon Dieu, je dois passer une heure de plus avant de décider ce que je veux manger.” Il y a quelque chose d’intéressant à chaque intersection. »

Quelles étaient les plus grandes différences entre Taïwan et le Canada?

Crédit photo : Drew Joseph Sisera

« Le tofu puant! Je veux dire : la cuisine. Haha! C’est vraiment intéressant. Aussi, la température est assez différente. Fun fact, cet hiver a été un record de froid pour Taïwan. Il faisait plus chaud au Canada quand je suis parti (en décembre) qu’à Taïwan, qui a environ 70 % d’humidité. Alors quand il fait frais, il fait assez froid. Je n’ai pas encore connu la chaleur de l’été.

Il y a aussi beaucoup plus d’événements météorologiques extrêmes, comme les tremblements de terre. J’en ai vécu trois jusqu’à présent, et aussi terrifiant que cela semble, ce n’est pas aussi grave que dans l’imaginaire des gens. L’un des plus gros s’est produit lorsque j’étais en quarantaine, je relaxais sur mon divan quand j’ai senti que tout autour de moi bougeait. Au début, je pensais que j’étais ivre. Tout a tremblé pendant six, sept secondes, puis c’est redevenu complètement immobile. Les tremblements de terre sont courants à Taïwan, au Japon et en Chine ; c’est pourquoi les infrastructures sont si solides. Je me sentais en sécurité. »

Je suppose que tu ne parlais pas mandarin avant d’arriver à Taïwan. Alors, comment t’es-tu fait des amis là-bas?

Crédit photo : Drew Joseph Sisera

« Comme la plupart des jeunes feraient en voyageant autour du monde, j’ai changé mon emplacement sur mes applications de rencontres. Donc pour Tinder, par exemple, j’ai dit que j’étais à Taïwan. De cette façon, j’ai pu réseauter et créer un cercle social avant d’arriver. J’ai trouvé des gens familiers avec la langue anglaise (qui pouvaient évidemment parler chinois et taïwanais) et ils ont accepté de m’aider à apprendre la langue et à m’adapter à la culture.

Peu de gens parlent anglais à Taïwan. Par contre, la jeune génération est plus familière avec l’anglais, car elle apprend les bases à l’école primaire. En général, Taïwan tente de renforcer ses relations avec les pays occidentaux, de sorte qu’il existe une demande importante de ressortissants pour apprendre l’anglais. Cela signifie que beaucoup de gens sont prêts à essayer de vous parler en anglais. L’autre jour, une jeune femme qui ne connaissait pas un mot d’anglais a sorti son téléphone pour m’aider à commander un bubble tea. Elle a parlé dans une application de traduction, puis m’a tendu son téléphone pour que je lui réponde. Tu peux te déplacer avec un anglais de base et en faisant des signes avec tes mains, mais il est préférable de réseauter et de te faire des amis. »

Quels conseils donnerais-tu à quelqu’un qui aimerait faire un visa vacances-travail à Taïwan?

Crédit photo : Drew Joseph Sisera

« Ma plus grande difficulté a été de surmonter les insécurités et les pensées paranoïaques qui surgissent lorsque tu désires faire un changement radical dans ta vie. Tu as seulement besoin de te pousser et de le faire. Peut-être que tes amis ou ta famille te diront de ne pas y aller et que cela ne vaut pas la peine. Ou peut-être que le budget nécessaire sera un facteur qui te fera reculer. N’oublie pas que même si cela ne fonctionne pas et que tu veux rentrer à la maison, tu as au moins pris le risque. Cela fera de toi une personne beaucoup plus forte. Tu te créeras de belles amitiés et tu verras des choses incroyables en cours de route. »

Drew n’a fait qu’effleurer la surface de la vie à Taïwan, n’y étant que depuis quelques mois. Si tu souhaites voyager et travailler à l’étranger après la pandémie, tu dois consulter le site web d’Expérience internationale Canada. Les Canadiens âgés de 18 à 35 ans peuvent travailler dans plus de 30 pays avec le visa vacances-travail. C’est vraiment une opportunité unique que tu ne voudrais pas manquer.

Inspire-toi sur les autres destinations où tu pourrais partir en écoutant les vidéos de notre série « Travel & Work: Working Holiday Visa for Canadians » sur YouTube.

Tu peux suivre Drew et ses voyages sur Instagram.

Dans quelle région du monde sortirais-tu le plus de ta zone de confort?

Safia Dodardhttps://www.nomadjunkies.com
Je voyage parce que je suis accro au mode de vie nomade . J'ai quitté mon emploi en agence de pub pour explorer le monde, d'abord en backpack et maintenant avec le cirque. Rejoins notre communauté de nomades sur Facebook, Twitter et Instagram.
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