La poutine : le remède du voyageur qui s’ennuie du Québec

La poutine : le remède du voyageur qui s’ennuie du Québec

Tout backpacker québécois qui se respecte a un jour eu un gros craving de poutine alors qu’il était à l’autre bout du monde. Et ce qui est cool avec notre plat national, c’est que tu peux maintenant en trouver partout, même quand tu t’y attends pas du tout!

J’ai mangé de la poutine à Hawaii. J’en ai mangé en Nouvelle-Zélande et en Australie. J’ai trouvé un restaurant où ils servaient de la poutine à Chiang Mai, en Thaïlande. J’ai trouvé le moyen d’en faire goûter à mes amis au Laos, près du Mékong; une bonne poutine maison avec du fromage pas si pire pantoute! J’ai déniché la meilleure poutine de l’Asie à Bangkok, au snack bar de Bruno Blanchet.

J’ai mangé de la poutine à Paris, près de Notre-Dame, avec vue sur la tour Eiffel. En Italie, tout près de la tour de Pise, où ils servaient pourtant les meilleures pizzas. En Amérique centrale dans au moins deux pays qui finissent par «A», aux Philippines, aux Bahamas, en Roumanie et j’ai craqué au Mexique dans un restaurant italien-attrappe-touristes-canadiens, où j’ai fait l’erreur de commander une poutine en fin de soirée, complètement sous l’influence des margaritas…

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Une poutine pour vaincre le blues

Je m’en suis sortie avec de bonnes et de mauvaises expériences, mais j’ai mangé de la poutine pas mal partout où je suis passée.

Ne me jugez pas, j’adore manger santé autant que j’aime la poutine. Mais il n’y a pas de mal à se gâter une fois de temps en temps, comme le dirait notre maître M. Ashton!

Quand un Québécois voyage à long terme (je veux dire : à très long terme), il faut s’attendre à parfois avoir le blues du Québec bleu (pas le fromage), et pour les amateurs de poutine comme moi, il faut se préparer au pire.

Certes, je ne m’attends pas à avoir de la qualité «Pierrot», «Banquise» ou cantine classique similaire, mais je fais avec les moyens du bord.

Quand je vois une poutine au menu, peu importe si je suis en Europe, en Asie ou en Amérique latine, je dois absolument l’essayer. J’ai toujours une réticence au début, mais quelque chose en moi ne peut absolument pas résister; je commande, au yâble les regrets.

Poutine Cambodge - La poutine: le remède du voyageur qui s'ennuie du Québec - Nomad Junkies

Photo: @nomadicsafia

Depuis que je suis partie en voyage il y a quelques années, je m’assure de toujours traîner avec moi de la sauce à poutine St-Hubert en poudre pour les urgences. Mes créations culinaires n’ont pas toujours étés au top, mais elles on toujours su combler le p’tit manque que je ressentais.

Généralement, si je suis partie pendant un long moment, je risque d’avoir une crise à la fin du premier trimestre suivant mon départ. Heureusement, je ne suis pas trop surprise de voir mon mets Québécois au menu de plusieurs restaurants touristiques dans le monde.

Comment dénicher les bons ingrédients pour une poutine d’urgence :

Sinon, pour une dégustation maison (probablement faite à l’auberge de jeunesse ou en pique-nique au parc), voilà les étapes simples pour préparer ce délice à trois ingrédients en cas de crise culinaire québécoise-homesick-du-Pierrot :

1- Les frites

Les frites c’est toujours l’élément le plus facile à trouver, évidemment. En plus, tu as pas mal le choix. Envie de plus graisseux, plus sec, plus croustillant? Patates juliennes ou en wedges à la grecque? Le choix est infini! Tant que c’est frit avec amour. Il y aura toujours un petit casse-croûte ou un restaurant dans le monde qui va t’offrir des frites bien fraîches. Même en Inde, même sur les traversier d’Océanie, même aux îles Caïman. Vous pourriez être surpris.

2- La sauce

Ben la sauce, l’élément ultime pour certains! Ce n’est également pas un problème, puisqu’un (ou plusieurs) sachet de sauce à poutine St-Hubert en poudre (ou autre marque fiable) aura préalablement été empaqueté dans ton sac à dos. Ne pars pas avec une boîte de conserve, là! Même si le goût est selon moi meilleur en conserve, en cas de crise, à 20 000 km de notre Belle Province, la sauce en poudre ne fait AUCUNE différence. Testé et prouvé à de nombreuses reprises!

3- Le fromage

C’est là que ça se corse. Tout dépendant du pays visité, l’étape du fromage peut faire varier ta poutine de «correcte» à «époustouflante». Il n’y a pas trop de problème à concocter une poutine merveilleuse avec les fromages d’Europe, qui ont une grande réputation et qui transformeront votre poutine en un tout nouveau plat gourmet.

En Asie, j’ai même trouvé un succulent fromage de ferme un peu salé, un peu mou, mais ô combien délicieux une fois enseveli sous la sauce brune! Aussi, il faudra toujours se rappeler que le fromage squick-squick étant dans un tout autre fuseau horaire, il est préférable d’abaisser ses standards en matière de fromage. Après tout, on parle ici de poutines d’urgence.

Soirée poutine - La poutine: le remède du voyageur qui s'ennuie du Québec - Nomad Junkies

Photo: @nomadjunkies

Pour finir, j’aimerais ajouter un dernier conseil : laisse dont aller ton imagination! Nous vivons dans une nouvelle ère culinaire où on nous propose les combinaisons les plus funky. Il n’y a donc rien de mal à pimper ta poutine avec toutes les nouvelles saveurs que tu découvriras au fur et à mesure que ton voyage avancera!

Bon appétit!

Et toi, où as-tu trouvé la meilleure poutine à l’extérieur du Québec?

Pour faire passer toute cette poutine, jette un coup d’oeil à nos 11 trucs pour rester «top shape» tout en voyageant!

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Je suis l'incarnation même du mot "Aventure"! Avec pas loin d'une trentaine d'étampes dans mon passeport et ho combien d'histoires de packsac, blogdevoyageuse est la bible de mes péripéties de voyages.

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