Pourquoi voyager sans date de retour?

Pourquoi voyager sans date de retour?

Qu’est-ce qui nous pousse à partir en voyage à long terme? Le besoin d’aventures? De découvrir des cultures inconnues? De faire des folies? De s’évader? De se réveiller dans des endroits insolites, se dire «How the hell did I get here?» et d’en être super fier? Parfois, c’est en lisant des blogues et des articles sur les voyages, parfois c’est une personne qu’on rencontre qui a un free spirit plus grand que nous qui nous ouvre les yeux, qui nous donne envie de voyager, de voir le monde.

L’été dernier, alors que j’étais assise à l’avant d’un slow boat sur le Mékong et que je regardais les magnifiques montagnes laotiennes, j’ai eu une illumination. Tout à coup, ça m’a frappé :

Je suis tombée littéralement amoureuse du voyage.

Je suis tombée éperdument amoureuse d’être libre, éperdument amoureuse de sans cesse rencontrer de nouvelles personnes, de voir de nouveaux paysages, de découvrir de nouvelles cultures, de toujours en apprendre plus et d’être émerveillée par ça.

Bateau Mekong - Pourquoi voyager sans date de retour? - Nomad Junkies

Photo : @nomadic_sarah

Confort et vie routinière : aux antipodes de l’aventure

À ce moment précis, j’ai réalisé que je n’étais pas faite pour vivre à Montréal dans un quotidien routinier, que je cravais de perpétuelles nouvelles aventures. J’ai réalisé que je veux me déraciner totalement et constamment de la routine. Que je ne veux pas me dépayser, mais bien me «déculturer». Que je veux apprendre à vivre différemment et vivre avec ceux qui vivent comme ça. Que je veux cesser de vivre la notion de confort de la vie routinière qui, elle, est à l’antipode de l’aventure.

Être bien et confortable dans sa vie, ce n’est pas vivre, c’est se laisser porter. Vivre en recherchant le confort d’un chez-soi, le confort d’une vie rangée – sans jamais vouloir aller au-delà de tout ça – c’est vivre sans se laisser surprendre par l’inconnu, par ce qui nous est étranger. Vivre, c’est le long voyage d’une métamorphose jamais achevée. Alors pourquoi ne pas aller jusqu’au bout de cette métamorphose, en prenant des risques, en se laissant surprendre?

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D’après moi, c’est souvent le besoin de se départir de notre quotidien qui nous pousse à partir indéfiniment en voyage, vers l’inconnu. Et aussi, de vouloir faire les choses différemment. De vouloir fuir cette société aux normes sociales super étouffantes. Ce besoin intrinsèque de vivre dans la marge, de voir la vie et son quotidien sous un autre angle, dans une perspective différente. De justement vouloir effacer cette notion de quotidienneté de notre vie. De vouloir se réveiller à tous les matins et se dire «Wow! Je suis ici!», «Ayoye! Je vis de ce que j’aime réellement!», mais surtout «Fuck yeah! Je suis libre!».

Partir en voyage à long terme, c’est construire une partie de soi, peu importe où on est dans le monde, en n’ayant aucune routine ou notion de quotidienneté whatsoever. Et c’est aussi se sentir libre là-dedans.

Gars noir et blanc - Pourquoi voyager sans date de retour? - Nomad Junkies

Photo : @nomadic_sarah 

Cette liberté qui nous envahit

On a tous et toutes une vision différente de ce qu’est la liberté. Ce concept (ou réalité pour certains, maudits chanceux), se définit différemment selon tout un chacun. Mais la beauté du «vivre autrement», c’est que notre définition de la liberté importe peu. Elle peut prendre une forme réelle, elle peut devenir réalité dû au fait qu’on ne fait face à aucune (ou presqu’aucune) contrainte.

Se retrouver seul dans un endroit ou se perdre dans la jungle nous amène à nous surpasser, à nous débrouiller pour retrouver notre chemin (sans compter sur une des fabuleuses maps d’internet) ou faire de belles rencontres. Bref, tout ce qui nous arrive – bon ou mauvais – nous pousse à nous dépasser, à toujours trouver des options et des solutions.

La plupart du temps, on découvre une nouvelle forme de liberté à chaque pas de ce long voyage sans date de retour prévue. En se dépassant continuellement, on se forge, on se découvre et on construit perpétuellement notre liberté.

Ma notion de liberté, c’est voyager. Mais c’est aussi avoir une fenêtre de possibilités qui s’ouvrent devant soi à chaque fois qu’on tourne la tête vers un nouvel horizon.

Cette liberté peut aussi se concrétiser en décidant de ne pas revenir à la date prévue (ou ne pas avoir de date de retour, point). C’est aussi de dépasser la notion du touriste «classique», de vivre la culture locale, de vivre le moment présent, de VIVRE point. C’est se laisser aller. C’est se laisser enivrer par ce qui nous entoure, là, ici et maintenant, par ce que notre environnement nous apporte.

Être libre, selon moi, c’est prendre la liberté de faire, d’agir différemment (même s’il s’agit de ne pas faire quelque chose).

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Plage - Pourquoi voyager sans date de retour? - Nomad Junkies

Photo : @nomadic_sarah

Le voyage : la réponse à cette plus grande liberté

La liberté que procure le voyage, c’est aussi de pouvoir jouer avec le temps. Dans la société dans laquelle on vit, vu toutes les contraintes qu’on rencontre dans notre vie quotidienne (responsabilités, engagements, etc.), on ne peut pas se le permettre. Par contre, lorsqu’on est en voyage, on a tout le temps du monde devant soi. Le temps devient relatif et ça fait tellement du bien.

Cette liberté est aussi celle de ne pas penser au futur de manière contraignante. C’est vivre le moment présent dans toute son intensité parce qu’on ne sait jamais quand ça finira, mais aussi parce qu’on a la liberté de le faire. Voyager à long terme, c’est aller où la vie nous mène, sans question, sans être restreint(e). Mais c’est aussi croire que c’est possible. Croire qu’on va réaliser des choses qui ne nous auraient jamais effleuré l’esprit.

Croire en soi, croire au fait qu’on peut surmonter ses peurs et faire le grand saut. Allez, GO on part. Let’s get lost!

Et toi le nomade, quelles raisons te poussent à partir à long terme?

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Sarah Cohen

Ambassadrice-Rédactrice at Nomad Junkies
Je veux découvrir le monde parce que je suis accro au mode de vie nomade ! Passionnée de plongée sous-marine et de danse, j'ai un "let's get lost" tatoué dans le front. Joins-toi aux Nomad Junkies sur Facebook, Twitter et Instagram

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4 Comments

  1. Cyril Unpiedailleurs
    March 13, 09:25 Reply
    Je me retrouve complètement dans ce que tu écris :) Voilà 6 mois que je suis partis et je n'ai clairement pas envie de m'arrêter. Quand on commence on stoppe plus ! Un vrai plaisir de lire cet article ^^
    • Sarah Cohen
      March 13, 09:28
      Si tu savais comme ça me fait plaisir de lire ça! Et pourquoi s'arrêter de toute façon! ;) Tu es en voyage où?

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