Le secret le mieux gardé du voyage

Le secret le mieux gardé du voyage

Tu es un nomade et tu voyages autour du monde, tu essayes pleins de nouveaux trucs, tu rencontres de nouvelles personnes, tu tombes en amour avec un étranger, tu visites des endroits extraordinaires, tu découvres d’autres cultures passionnantes – et puis… c’est fini! 

Tout le monde te parle toujours de comment tu dois faire le move pour partir voyager, voler de tes propres ailes, te faire des souvenirs partout autour du monde… mais tu fais quoi une fois de retour à la maison?

Dans mon cas et pour beaucoup d’autres, les moments que j’appréhende le plus  en voyage sont les au revoir. Chaque fois que je quitte une destination, j’ai toujours un petit pincement au cœur lorsque je dis bye bye à l’endroit, de la fenêtre de bus ou du hublot de l’avion. Sans parler des câlins à tous les nouveaux amis qui s’ajoutent à la liste sur Facebook. Qui sait quand tu les reverras… Mais tout ceci n’est rien comparativement à l’anticipation de revoir ses proches et amis.

L’avion est à peine posé au sol que ta mère te saute dans les bras en répétant à quel point tu lui as manqué. Ta meilleure amie passe une nuit blanche avec toi, jet-lagged, à écouter toutes tes aventures de voyage. Elle veut TOUT savoir!!! Party de retour, soupers entre amis, café avec d’anciens collègues pour raconter quelques-unes de tes anecdotes les plus croustillantes. Souper de famille oblige, tu fais un slideshow de tes 10 000 photos de voyage pour le plus grand plaisir de ta tante et ta grand-mère (n’oublie surtout de faire un petit filtre «famille» avant de tout déballer).

Secret le mieux gardé du voyage - Nomad Junkies

Au bout de deux semaines, tout ceci s’estompe.

«Alors, tu penses faire quoi comme job maintenant que tu es de retour?»

«Tu comptes rester longtemps dans le sous-sol familial ou tu vas te louer un appart bientôt?»

«Tu penses aller sur une date ou revoir le gars que tu fréquentais avant de partir?»

Tellement de stress!!! C’est fini le temps où tu étais bien confortablement assis sur ton nuage. C’est là que ça te saute au visage: RIEN N’A CHANGÉ! OK, ton père à une nouvelle coupe de cheveux, ton meilleur ami s’est fait un nouveau chum et ta cousine s’est achetée une maison dans le 450. Sauf que y’a encore de la construction sur la Métropolitaine, ton resto favori est encore au même endroit avec les mêmes serveurs et tes amis sont retournés à leur 9 à 5 dans leur tour à bureau (ou ils s’occupent de leur nouveau bébé!!). On dirait que personne ne se rend compte que toi, TOI, tu as changé! Toutes tes aventures, tes hauts et tes bas, les défis que tu as surmontés, les choses que tu as accomplies pour la première fois… tout ça t’a changé. Tu n’es définitivement pas la même personne qu’à ton départ, mais personne semble le comprendre ou même le remarquer!

À lire: Voyager pour échapper à la vraie vie (ou pour ne pas que la vrai vie t’échappe?)

C’est là que ça frappe. Tu es devenu un étranger chez toi.

C’était tellement plus simple quand tu étais entouré de gens dans ton auberge de jeunesse qui partageaient la même mentalité et le même vibe que toi. Tu finis par remettre en question ta décision d’être parti en te demandant si tout ça a vraiment valu la peine étant donné qu’au bout du compte, rien n’a changé. D’un autre côté tu te dis qu’au contraire, peut-être que partir étais la décision la plus importante dans ta vie et c’est ce qui a fait que tout a changé pour toi… ta façon d’être, de penser, d’agir, de voir le monde!

Je te le dis et je ne pourrai jamais te le répéter assez, ce sont tous des symptômes de la piqûre du voyage, du wanderlust ou de la bougeotte. Appelle ça comme tu veux, ça veut tout dire la même affaire. Chaque minute de chaque jour, tu penses à quand et tu vas repartir. Tu ne cherches qu’à t’entourer de personnes qui ont ce même feeling que toi. Des personnes qui, finalement, parlent la même langue que toi.

Cette langue, c’est celle du voyage où tout le monde comprend ce que ça veut dire de partir, de changer, de faire des nouvelles expériences, d’apprendre et de retourner à la maison pour se sentir encore plus perdu et dépaysé qu’avant.

C’est ça le secret le mieux gardé du voyage, la partie la plus dure… Le retour à la réalité. Et c’est aussi la raison pourquoi on ne cesse de repartir. Paulo Coelho le dit très bien: «Qui a l’habitude de voyager sait qu’il arrive toujours un moment où il faut [re]partir.»

À lire: 22 signes que tu es une éternelle voyageuse

Secret le mieux gardé du voyage - Nomad Junkies

Ce texte est inspiré et adapté très librement de l’article de Brianna Wiest The Hardest Part Of Traveling No One Talks About.

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Safia Dodard

Co-fondatrice et rédactrice at Nomad Junkies
Je voyage parce que je suis accro au mode de vie nomade . J'ai quitté mon emploi en agence de pub pour explorer le monde, d'abord en backpack et maintenant avec le cirque. Rejoins notre communauté de nomades sur Facebook, Twitter et Instagram.

Commentaires

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4 Comments

  1. chocodisco
    February 29, 08:09 Reply
    Tellement vrai !... Merci pour cet article !

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