Le fameux « vol du retour »

Le fameux « vol du retour »

Damn, c’est le temps du retour! La tête pleine de souvenirs que je n’ai même pas le temps de décanter, je suis en chemin pour le fameux « vol du retour ». C’est un peu toujours la même chose, un mélange de mélancolie à l’idée que l’aventure s’arrête contrebalancée par l’excitation de revoir mes proches et de manger une bonne poutine.

En arrivant au comptoir d’enregistrement pour faire mon check-in, je me sens déjà à moitié chez moi en apercevant le logo d’Air Canada. Tsé, la feuille de d’érable rouge, ça me rappelle mes racines. C’est un point de repère après avoir été bombardée d’expériences étrangères. C’est presque une voix qui crie « I’m going home »; j’ai réussi à survivre à une autre aventure wild avec mon sac à dos.

En 2012, j’ai quitté ma job, vendu toutes mes affaires et je suis partie avec un billet pour l’Asie du Sud-Est pour « six mois ». Ma demi-année de voyage s’est rapidement transformée en tour du monde. Quatre ans plus tard, j’ai visité 50 pays sur tous les continents et j’ai même habité en Thaïlande, en Équateur et en Nouvelle-Zélande.

Photo sous l'eau - Le fameux « vol du retour » - Nomad Junkies

Photo : @nomadicemilie

Un voyage sans fin?

Ma famille aurait bien aimé que mon désir insatiable du voyage soit juste une phase de ma vie : une crise du quart de siècle, une gap year tardive, une année sabbatique. J’ai appris à accepter que le goût d’explorer le monde coule dans mes veines; c’est comme ça, je suis une Nomad Junkies avec les bons et les mauvais côtés qui y sont reliés.

Mon côté wanderlust m’apporte une richesse, une joie profonde, une éducation incomparable. Voyager, c’est une salle de classe sans mur. Toutes ces rencontres, tous ces paysages, tous ces moments magiques m’ont rempli l’âme comme je n’aurais jamais pu l’imaginer. C’est intense, on vit toujours le présent à 110 %, notre système nerveux est overstimulé par toutes ces nouveautés; j’imagine les nouvelles connections cérébrales qui se créent d’un hémisphère à l’autre de mon cerveau.

Combien de personnes peuvent dire qu’elles réalisent leur rêve au quotidien? Peu importe les sacrifices que j’ai dû faire, j’ai décidé de collectionner les moments plutôt que les choses. La seule chose que j’accumule, ce sont les étampes dans mon passeport.

Séoul Palais - Le fameux « vol du retour » - Nomad Junkies

Photo : @nomadicemilie

Mais être un voyageur en série, ça épuise. Pour continuer à voyager à l’infini, j’ai besoin de recharger mes batteries un instant. Je veux retrouver mes repères, pour pouvoir les perdre à nouveau. Je veux retourner dans ma zone de confort pour pouvoir mieux la quitter. Après avoir passé la sécurité et l’immigration, je suis à en attente à l’aéroport de Séoul, seule avec mes pensées. J’entends la voix qui annonce le départ de mon vol. J’embarque à bord du Boeing. La détente commence immédiatement, mes muscles se relâchent. C’est rassurant et relaxant de retrouver tant d’éléments familiers. Juste le fait d’entendre et de voir des mots dans ma langue, ça me fait sourire. Je salive à l’idée de pouvoir manger de la bouffe de chez nous. 

Comme l’ex-moine Andy Puddicombe l’explique dans Headspace on waiting, c’est étrange qu’on passe la majorité de notre vie à essayer de se créer des moments libres et que lorsque ça arrive enfin, on est impatient, on veut juste que ça finisse et arriver à destination. On fait le décompte des heures et des minutes restantes avant l’arrivée. Ce freetime qu’un vol d’avion nous procure, on peut faire le choix de le détester ou de l’apprécier, même d’en profiter!

Mieux revenir pour repartir

Le fameux « vol du retour », ça n’a pas besoin d’être difficile. Je me suis développée un rituel, une façon positive de vivre ce moment unique. Plutôt que de voir le verre à moitié vide, j’ai décidé qu’il serait à moitié plein, voire qu’il déborderait. Je focus sur le top 5 de mes moments coup de cœur du voyage qui se termine, je note mes idées de prochaines destinations à explorer, j’écris mes pensées.

Dans le fond, le vol du retour, c’est un moment pour soi : pas d’obligation, pas de sonneries, pas d’emails : on relaxe, on regarde des films, on prend un verre, on se fait servir… tout ça en survolant la planète! Make the best out of it! Après tout, c’est mieux de revenir… pour repartir!

 

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Emilie Robichaud

Co-fondatrice et rédactrice at Nomad Junkies
Je suis accro au mode de vie nomade ! Depuis plus de 4 ans, j’ai quitté ma zone de confort pour voyager à temps plein. Mon tour du monde sans fin compte plus de 53 pays et ça continue! Le voyage, c'est un style de vie et un état d'esprit! Joins-toi aux accros sur Facebook, Twitter et Instagram

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