Exaltante 20 : Défi kayak Montréal – Québec

Exaltante 20 : Défi kayak Montréal – Québec

Château Frontenac - Exaltante 20 : Défi kayak Montréal - Québec - Nomad Junkies

crédit photo : JSMassicotte © 2015

Exaltante 20!

(Oui oui, je parle bien de l’autoroute entre Montréal et Québec)

Pour la première fois depuis longtemps, j’avais pas le feeling.

Tsé le feeling qui me reprend chaque 6 mois ou presque et me fait ouvrir mes bibles du voyageur, faire du lèche-vitrine de billets d’avion sur le web, rêver d’être partout, sauf là où je me trouve.

J’avais le goût d’être chez nous, cet été.

Si t’es un voyageur comme moi, t’as besoin d’intensité, même si t’es dans ta cour arrière… d’essayer des nouvelles affaires, d’aller à des endroits où t’es jamais allé, de t’embarquer dans des projets inusités. Un mail est arrivé un soir de tempête de neige. Une pub du Défi kayak : Montréal – Québec sur le fleuve.

Défi Kayak - Exaltante 20 : Défi kayak Montréal - Québec - Nomad Junkies

crédit photo : JSMassicotte © 2015

4 jours de kayak à la fin de l’été…

En plus, le challenge sert une cause louable; aider Jeunes musiciens du Monde à financer ses activités. Tu trouves pas que ça sonne bien, pour une globetrotteuse qui avait le goût de rester à la maison? C’était perfect, je te jure. Le courriel shinait tellement il était fait pour moi.

J’avais jamais vraiment fait du kayak – du vrai (pas celui du camp de vacances où tu t’assois dessus avec ton amie pis une veste de sauvetage orange). So what? Je me suis embarquée, la tête première, dans l’eau (haha!)… Naïvement!

Groupe kayaks - Exaltante 20 : Défi kayak Montréal - Québec - Nomad Junkies

crédit photo : JSMassicotte © 2015

Ce fut une des meilleures décisions folles de ma vie. Pagayer Montréal – Québec, par voie nautique, se classe dans mes tops expériences de vie. Un trip sportif, de gang, de camping, de rencontres et – aussi cliché que cela puisse paraître – de dépassement de soi.

Le long du trajet, les paysages québécois «ordinaires» (tsé, Verchères, Sorel, Portneuf, etc.) ont défilé, mais avec un sparkle de plus.

T’expliquer comment ça se vit, c’est un peu tough.

Pendant 4 jours, avec 150 autres kayaks, tu pagaies, tu jases, tu fais connaissance avec des gens merveilleux. À un moment, y’a Yan Perrault qui te dépasse dans son tandem en chantant la Complainte du phoque en Alaska. Tu peux pas te pincer, pour vérifier si tu rêves, parce sinon tu vas perdre ta pagaie, mais t’as le goût de crier tellement c’est beau.

Quand tu accostes le soir, y’a les coéquipiers du matin, les bénévoles, les gens de la place qui t’applaudissent et qui crient pour accueillir les kayakistes.

Après ta première journée de 65 km, t’as les jambes qui existent plus quand tu sors de ton bateau. T’es vidé, mais y’a les belles Judith et Monique qui te serrent dans leurs bras quand elles voient que t’as les larmes aux yeux. Tu pensais jamais que t’allait faire ça, dans ta vie, avaler autant de kilomètres sur le fleuve.

Camping - Exaltante 20 : Défi kayak Montréal - Québec - Nomad Junkies

crédit photo : JSMassicotte © 2015

Je pouvais pas croire que le chemin de la 20 allait être aussi intense.

Ou qu’un lunch à la halte municipale de Sorel serait aussi cool qu’un stop dans un teahouse au Népal. Mais… oui. Tu dors dans ta tente dans le parc de l’île Saint-Quentin pis t’as l’impression d’être au bout de la terre.

St-Quentin - Exaltante 20 : Défi kayak Montréal - Québec - Nomad Junkies

crédit photo : JSMassicotte © 2015

«Bienvenue à Batiscan», écrit en gros, m’est apparu comme la pancarte de l’aéroport de Narita, à Tokyo.

Pour vrai. Le pont de Québec, vu d’en dessous, c’est immense. Pas juste comme dans gros, mais comme dans immense par en-dedans. Comme voir défiler le château Frontenac sur la gauche, entre deux vagues. À l’arrivée, j’ai été aussi émue quand j’ai vu la baie de Beauport que lorsque j’ai vu la baie de Halong au Vietnam.

Entre ça et un tour de long boat au Laos, c’est quoi la réelle différence?

Le dépaysement? L’exotisme? Le contraste culturel? Sérieux, aujourd’hui, si tu me donnes le choix entre un prochain défi comme ça et un billet pour Hong Kong, j’ai les doigts qui hésitent; c’est pire que l’œuf ou la poule. Je pensais jamais que ce trip québécois allait me donner autant d’émotions fortes, allait autant m’apprendre sur moi, allait me faire rencontrer des gens aussi extraordinaires.

Et si, dans le fond, c’était une question de perspective.

Que le feeling du voyageur pouvait surgir dans d’autres contextes, pas loin de ta cour arrière. Faire quelque chose d’habituel de façon inhabituelle, se rassembler dans un projet, se croire capable de faire des choses incroyables.

Là, y’a ma mère, en background:

J’t’avais dit que t’avais pas besoin d’aller aussi loin qu’en Uruguay pour vivre des belles affaires…

Elle a pas tort. Sauf que, récemment, l’automne a ramené le dit feeling…

Ça fait que j’ai un billet pour le Viêt Nam, le mois prochain!

 

 

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Je ne vis pas du voyage, mais il fait certainement partie de moi; je suis une nomade dans l'âme. Un backpack, un (ou deux) billet d'avion, et l'envie de voir, connaître et rencontrer, y'a rien de mieux!

Commentaires

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3 Comments

  1. voyages morocco
    December 06, 09:17 Reply
    Merci d'avoir partager cet article! C'est très utile! Je vraiment aimé le lire! Continuez ce bon travail!

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