Ces personnes qui ont marqué mes voyages

Ces personnes qui ont marqué mes voyages

Lorsqu’on prépare un voyage, on fait le tour des blogues et des guides voyage pour chercher des infos. On rêve en voyant toutes ces galeries photos sur Facebook et Instagram (#wanderlust). On passe des heures sur YouTube devant des vidéos qui nous amènent aux quatre coins du monde. Et que dire de ces bucket lists qui nous font découvrir des endroits qu’on croyait imaginaires?

Par contre, quand on se penche sur les voyages et ce qui les forme réellement, qu’est-ce qui te vient en tête? Probablement les paysages magnifiques, les activités géniales que tu vas faire, les nouveaux plats que tu vas goûter, etc.

Mais les gens que tu vas rencontrer durant ton périple, eux? On n’y pense souvent qu’une fois revenus chez soi, quand on a le blues du voyage. Pourtant, ce sont ces personnes qui font de notre voyage ce qu’il est, dans toute sa beauté. C’est souvent eux qui déterminent notre avis sur le pays, au-delà des paysages et des aventures, car ce sont ces personnes qui te l’ont fait découvrir, c’est avec eux que ton avis sur ce pays naît : des expériences et des moments que vous y vivrez ensemble.

Il est vrai qu’il existe plein de manières de rencontrer du monde, quand on est sur la route : en faisant du Couchsurfing, en dormant en auberge de jeunesse ou en visitant, tout simplement. Mais pour moi, ce sont les rencontres les plus improbables et les plus inattendues qui me marquent le plus.

Voici trois personnes rencontrés sur la route qui auront toujours une place importante parmi tous mes récits de voyage et que je veux partager avec toi.

Le jour où j’ai rencontré… Cary, à la Havane (Cuba)

Cary Havane - Ces personnes qui font tout un voyage - Nomad Junkies

Au Canada l’hiver, il fait froid, très froid, TROP froid (oh, le retour du Français râleur…). Alors, j’ai pris mon backpack et je suis partie une semaine à Cuba vadrouiller à droite et à gauche, avec en prime une température d’été. Première étape : la Havane.

Cuba, je connais peu : j’y suis déjà allée… il y a 13 ans. Je n’en ai donc pas beaucoup de souvenirs. Il n’y avait pas d’internet sur place… OK j’ai un guide mais comme source d’infos, mais ce n’est parfois pas suffisant. Et, franchement, mon espagnol laisse un peu à désirer, vu que je ne l’ai pas pratiqué depuis le secondaire…

Bref, j’espère ne pas tomber dans tous les pièges à touristes, je me sens un peu démunie.

Et là, j’arrive chez Cary et Lazaro : il s’agit d’un couple qui a transformé sa maison en casa particular et chez qui j’ai loué une chambre, ce soir-là. Cary, c’est un peu le stéréotype de la mama cubaine : très affectueuse, très chaleureuse, un peu protectrice, mais toujours joviale.

Eh bien Cary, elle a vite compris que mon espagnol était limité et que les coins touristiques, avec moi, c’était «un peu, mais pas trop».  Très patiente, elle a pris tout le temps du souper pour m’expliquer où aller, où changer de l’argent, où prendre les transport sans se faire arnaquer, où acheter de vrais cigares à des prix qui ne cassaient pas le plafond, tout ça en répétant 15 fois les mots que je ne comprenais pas. Et en plus, c’est une cuisinière du tonnerre.

Autant vous dire que ma première impression de Cuba m’est restée par la suite. Cary, merci!

Le jour où j’ai rencontré… Les enfants des rues à Siem Reap (Cambodge)

Enfants Siem Reap - Ces personnes qui font tout un voyage - Nomad Junkies

Deuxième voyage en Asie : j’avais déjà voyagé au Vietnam, cette fois-ci c’est au Cambodge que je m’en vais. Je viens de passer quatre jours à Phnom Penh et me voilà partie pour Siem Reap et les temples d’Angkor. L’Asie, c’est un continent qui me parle, avec des cultures que j’apprécie beaucoup, bref je m’y sens bien, presque chez moi, parfois.

Mais comme partout, il y a des côtés que l’on connaît moins, des aspects sur lesquels on a des préjugés, qui nous font peur. En tant que voyageur/touriste en Asie, on a souvent tendance à se faire arnaquer (en même temps, le coût de la vie est tellement différent…).

Les enfants des rues, j’en avais déjà vu un an auparavant, surtout dans les rues d’Hô-Chi-Minh Ville. La plupart ne marchent même pas droit tellement ils sont drogués, ils essayent de vendre leurs souvenirs comme des robots, bref, ce n’est pas le spectacle le plus fun du monde. Je ne compte plus les fois où on m’a dit de me méfier d’eux, qu’il s’agissait de pickpockets, etc.

Et pourtant, c’est bien à Pub Street, c’est-à-dire la rue où j’étais le plus susceptible de me faire voler à Siem Reap, que des enfants nous ont abordé avec une copine, juste pour danser et nous faire des sourires. Nous n’avions rien sur nous, donc impossible de nous faire voler quoi que ce soit. Ils nous ont même offert des dessins.

Bref, comme quoi tous les enfants des rues ne sont pas voués à devenir des pickpockets. Certains sont tout simplement heureux de voir des étrangers.

Le jour où j’ai rencontré… le chauffeur de tuk-tuk à Siem Reap (Cambodge)

Tuk-Tuk Cambodge - Ces personnes qui font tout un voyage - Nomad Junkies

Après mes quelques jours à Phnom Penh, je décide de partir vers Siem Reap. Le réceptionnsite de ma guesthouse à Phnom Penh se propose de me réserver un billet de bus et me propose également qu’un de ses amis, qui conduit un tuk-tuk à Siem Reap, vienne me chercher à l’arrivée du bus.

Un peu sceptique, je refuse d’abord en me disant que je vais devoir payer plus (et honnêtement, niveau sous je suis un peu à sec)… Après quelques négociations avec le réceptionniste qui m’assure que ça ne me coûtera pas un kopeck, j’accepte finalement.

À l’arrivée à Siem Reap, un gentil monsieur dans son tuk-tuk m’attend, pancarte de bienvenue à l’appui, super souriant, et ne nous a pas demandé un sou. Il était tellement cool, qu’il a été notre tuk-tuk pendant les deux jours qui ont suivi dans les temples d’Angkor (payé, cette fois-ci!).

En plus d’être toujours conciliant, il connaissait tous les bons plans pour visiter Angkor sans les hordes de touristes. Comme arrivée à Siem Reap, il n’y avait pas mieux!

J’ai bien plus d’histoires que ça à raconter, mais elles ne tiendraient pas toutes en un seul article. Il faut parfois regarder autre chose que seulement les paysages et les monuments pour se rendre compte de la richesse du voyage. Pour moi, ce sont les gens que j’ai rencontré.

Et toi, nomade, qu’est ce qui a changé ton voyage?

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J'aime le monde, plus particulièrement l'Asie, et j'aime le partager! Me perdre dans une ville ou partir pour un trek en pleine nature, le voyage est un virus! Tu peux me retrouver sur mon blog, Youtube, Facebook, Twitter et Instagram

Commentaires

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1 Comment

  1. Hebergement web
    August 24, 18:22 Reply
    Rafael du Salvador, et Mario le reveur furent mes hotes a Auckland. Ces deux personnalites extravagantes ont rendu mon sejour dans cette ville amusant grace a nos soirees et nos conversations delirantes.

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