Bilan de 2 ans autour du monde : 10 choses que je n’aurais jamais pensées

Bilan de 2 ans autour du monde : 10 choses que je n’aurais jamais pensées

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Quand j’ai tout quitté il y a deux ans pour voyager à long terme, je m’attendais à faire certaines choses comme de la plongée, visiter des temples, faire la fête, tomber parfois malade, me perdre et évidemment rencontrer plein de voyageurs de partout dans le monde. À l’opposé, il y a vraiment des trucs que je n’aurais jamais imaginés! Voici mon top 10 des choses que je n’aurais jamais pensées avant mon voyage autour du monde :

1. Avoir l’itinéraire le plus incohérent qui existe

Carte du monde - 2 ans en backpack - Nomad Junkies

Au début de ce périple, je voulais tout planifier pour m’assurer de ne pas repasser deux fois aux mêmes endroits et voir tous les attraits touristiques du Lonely Planet. Après quelques temps sur la route en sac à dos, je me suis plutôt dirigée où le vent me portait, j’ai accepté les invitations, suivi les gens que je trouvais sympathiques et surtout changé mes plans un million de fois, sans jamais le regretter. La carte Google ici résume en détail mes 88 villes et villages visités. Sinon, voici un bref aperçu :

  • 1re partie (6 mois) : Canada – Japon – Thaïlande – Myanmar – Thaïlande – Vietnam – Canada
  • Retour à Montréal : 6 semaines avec la famille et les amis
  • 2e partie (6 mois) : Canada – Thaïlande – Malaisie – Thaïlande – Chypre – Thaïlande – Laos – Nouvelle-Zélande – Thaïlande – Pays-Bas – Maroc – France – Canada
  • Retour à Montréal : 6 semaines pour Noël avec la famille et les amis
  • 3e partie (6 mois) : Canada – Pérou – Équateur – Pérou – Fidji – Nouvelle-Zélande – Canada
  • Retour d’urgence à Montréal : 3 semaines, mon père était aux soins intensifs à l’hôpital
  • 4e partie (plus de 5 mois – en cours) : Canada – Nouvelle-Zélande – Australie – Nouvelle-Zélande – Australie – Nouvelle-Zélande – Australie –Nouvelle-Zélande – Samoa

2. Rester longtemps à certains endroits

Je n’aurais jamais imaginé rester aussi longtemps à certains endroits et c’est pourtant les expériences que j’ai trouvées les plus intéressantes, qui m’ont vraiment permises de découvrir les subtilités d’une culture différente de la mienne. Je suis restée à Railay (Thailande) pendant trois mois, sur la même presqu’île avec moins de 100 habitants (et plein de touristes de passage), un autre mois sur une petite île en Malaisie, un autre mois à Montanita, en Équateur, et trois mois à Queenstown, en Nouvelle-Zélande.

3. Faire des détours pour aller rejoindre des amis

Caroline Beauté active et Nomad Junkies

Toutes les fois que j’ai eu l’occasion d’aller rejoindre des amis (que je connaissais avant de voyager), j’ai changé mes plans pour aller les rejoindre. J’ai rejoint ma bonne amie et YouTubeuse à succès Caroline en Thaïlande, puis au Vietnam et encore une fois à Phuket. Je suis arrêtée au Japon pour aller voir un ancien collègue, Benoit, qui a marié une Japonaise (et qui me racontait qu’à part sa sœur, j’étais la deuxième personne à aller le visiter en un an). J’ai fait la fête avec des copines de longue date à Hanoi (Maude, Jade et Steph). Je me suis même arrêtée en Amérique du Sud entre Montréal et la Nouvelle-Zélande pour aller voir Alex, un ami depuis l’adolescence, et on a finalement loué une maison ensemble en Équateur. Partager le voyage avec des amis qui me connaissaient déjà, c’est vraiment priceless!

4. Être photographiée en couverture d’une destination de surf

Surf Équateur Nomad Junkies

En Équateur, j’ai rencontré par hasard des Québécois (Gab, co-fondateur et Marie-Christine, guide de surf) qui organisent des trips de surf. J’ai fini par les accompagner pour filmer les alentours et je me suis retrouvée sur la couverture de leur nouvelle destination de surf. J’apparais également dans leur superbe vidéo de la Ruta del Sol

Les gars de Barefoot Surf Travel ont le même âge que moi ainsi qu’un background scolaire similaire et je dois vraiment souligner que je suis impressionnée par leur compagnie et la force de la marque/mantra LiveMore qu’ils ont créées, c’est vraiment des entrepreneurs inspirants de notre belle province. (J’espère bien vous revoir à quelque part dans le monde!). Et si vous voulez apprendre à surfer, allez jeter un coup d’œil à leurs destinations de surf.

5. Gravir le plus haut sommet de l’Afrique du Nord

Voyage autour du monde - Nomad Junkies

Dire que j’avais de la difficulté à monter le Mont Orford, quand j’étais à l’Université de Sherbrooke, comme quoi la vie me surprendra toujours. Après avoir entendu un Italien à Marrakech raconter qu’il allait faire l’ascension du plus haut sommet de l’Afrique du Nord, je me suis dit que ça pourrait être une bonne aventure. Comme j’avais fait pas mal d’escalade en Asie, je me sentais en forme et prête pour un nouveau défi. En trois jours, j’ai gravi les 4167 mètres du Mont Toubkal sans expérience, sans guide, sans porteur, sans carte; j’ai eu les genoux grelottants pendant les jours suivants et j’ai souffert d’altitude sickness, mais ce fut tout de même réussi!

6. Devenir une nomade digitale

Après 6 mois sur la route, je voulais continuer à voyager à temps plein, mais un obstacle financier s’opposait maintenant à mon style de vie. Comme j’ai une maîtrise en communication marketing et de l’expérience en publicité interactive, j’ai eu la chance de trouver facilement des clients qui ont accepté de travailler avec moi à distance. Parmi mes clients, je dois souligner l’équipe québécoise de Pyxis et Urban Turtle avec qui j’ai travaillé pendant huit mois. Martin, Guillaume et Dominic, je dois vous remercier pour votre patience et tolérance pour toutes les fois où la connexion Wi-Fi était mauvaise; ç’a vraiment été une belle aventure (dans tous les sens) pour moi.

7. Rencontrer par hasard du monde de Montréal

Dans un petit coin perdu de la Thaïlande, j’ai croisé totalement par hasard Chrystelle (avec qui j’avais travaillé auparavant) qui était avec Simon (un entrepreneur et visionnaire que j’admire pour Sharegate, Gsoft et Officevibe). On a donc passé quelques jours ensemble du style voilier-escalade-party, la vie des îles quoi. À peine trois jours plus tard, exactement au même endroit, j’ai rencontré encore par hasard Nadia (du même programme universitaire que moi) qui était partie autour du monde pendant deux ans. Small world, small world.

8. Rester en contact avec de vrais aventuriers

Il y deux ans, je n’avais jamais voyagé en sac à dos et encore moins dormi dans des auberges de jeunesse ou dans des endroits du tiers monde. J’avais fait un peu comme tout le monde au Québec, quelques voyages tout-inclus dans les Caraïbes et en Europe. Dans les derniers mois, je suis vraiment sortie de ma zone de confort et ça m’a permis de rencontrer des vrais aventuriers, ceux qui ont accompli des exploits, ceux qui ont beaucoup voyagé. De toutes mes rencontres avec ces aventuriers expérimentés, certaines m’ont marquée et je reste en contact avec eux, comme le photographe Stefan Meyer et Sylvain Nicolier, le vlogueur de Suisse Moi.

9. Lancer Nomad Junkies

J’avais juré que je ne lancerais jamais un blogue de voyage, il y en a déjà tellement. Pourtant, quand j’ai revu Safia, avec qui j’ai étudié à la maîtrise, qui a été ma party buddie dans les 5 à 7 en publicité à Montréal et qui est autant nomade que moi, on s’est dit qu’il manquait au Québec un webzine pour les accros au mode de vie nomade, pour les gens qui ont décidé d’adopter une style de vie différent. Quelques semaines plus tard, elle faisait un détour entre Montréal et la Corée du Sud pour venir me rejoindre en Équateur pour lancer Nomad Junkies. Seulement 10 mois plus tard, on a déjà plus de 100 000 visites et même quelques revenus (voir la revue de presse ici). Safia et moi, on a vraiment une collaboration incroyable (en savoir davantage sur les cofondatrices ici). J’adore écrire et entretenir ce blogue, ça me permet de m’exprimer et d’avoir du feedback d’autres nomades de partout dans le monde.

10. Être publié dans le Huffington Post en France, Al Huffingont Post au Maghreb et le Huff Post au Québec

C’est grâce à un malentendu (le Huffington Post avait omis de mettre le crédit de traduction pour l’article Ne sortez jamais avec une fille qui voyage… que Safia avait traduit) que nous sommes entrées en contact avec l’éditeur du plus grand journal en ligne. Safia leur a ensuite soumis quelques-uns de nos articles et mon article 10 conseils pour voyager seule en Amérique latine a été choisi et publié dans plusieurs éditions francophones du journal. Ç’a vraiment été un événement marquant et je n’aurais jamais imaginé ça en commençant à voyager!

Est-ce que mon tour du monde est fini?

Oh que non, pas tout, ce n’est que le début! Continuez à lire mes réflexions, astuces, destinations et portraits de nomades! Suivez aussi mes aventures et celles de Safia sur la page Facebook de Nomad Junkies!

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Emilie Robichaud

Co-fondatrice et rédactrice at Nomad Junkies
Je suis accro au mode de vie nomade ! Depuis plus de 4 ans, j’ai quitté ma zone de confort pour voyager à temps plein. Mon tour du monde sans fin compte plus de 53 pays et ça continue! Le voyage, c'est un style de vie et un état d'esprit! Joins-toi aux accros sur Facebook, Twitter et Instagram

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5 Comments

  1. seniorsenvadrouille
    November 26, 07:35 Reply
    Génial ! j'adore. un (?) vrai tour du monde comme je les aime, en suivant ses ressentis. Bonne route et merci pour les sourires que la lecture a fait naitre en moi.
  2. Oji
    November 27, 12:43 Reply
    Ce bilan aurait été beaucoup plus exhaustif en précisant que le voyage n'est pas qu'une partie de plaisir, que l'on s'y cherche, que l'on ne s'y trouve pas tout le temps. Que l'aventure n'est pas qu'une question de clichés et d'articles de promo et d'auto-promo. Je déteste cette vision-là du voyageur globe-trotteur avec un égo gros comme "aç" ! Mais bon, communication-marketing, tout s'explique! PS : un gros vomi à tous ces fumiers qui transmettent cette vision bourgeoise et égocentrée du voyage "Awesome", et en plus qui sont payés pour... Ils font partis de la même catégorie que les hippies bourgeois qui voyagent aux frais de papa/maman et qui n'ont aucune conscience du monde du travail. PS 2 : non, je ne suis pas une frustrée/jalouse/envieuse, j'ai moi-même mes expériences, et ce genre de récit surfait ne me fait absolument pas baver d'envie...
    • J'crois pas que d'être payer pour voyager empêche qui que ce soit de vivre les difficultés qui sont inhérentes à ce mode de vie... Pour l'avoir vécu j'crois pas non plus que de revenir de voyage parce que papa est en soin intensif ça rentre dans la vision awesome du voyage... Oui, y'a des difficultés: pour ma part, j'peux pas penser au Grand Nord ou au Vanuatu sans penser aux problèmes d'eau potable et de nourritures... aux maladies, aux problèmes sociaux. Sauf que quand on revient, si on veut accepter les sacrifices qu'on a fait pour partir et profiter de nos expériences pour se trouver et grandir la dedans, il faut penser au arc-en-ciel et aux gros nounours sinon on sombre dans une dépression pas d'fond (Been there, done that)
  3. […] Celle de ne pas penser au futur de manière contraignante; c’est vivre le moment présent dans toute son intensité parce qu’on ne sait jamais quand ça finira, mais aussi parce qu’on a la liberté de le faire. Voyager à long terme, c’est aller où la vie nous mène, sans question, sans être restreint(e). Mais c’est aussi croire que c’est possible. Croire qu’on va réaliser des choses qui nous auraient jamais effleurer l’esprit. […]

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